Réaction du dollar toujours plafonnée
Des expéditions ferroviaires accrues pourraient porter la hausse à 0,6% pour le PIB nominal et 0,4% pour le PIB réel. Sans nouvelles capacités d’exportation, le soutien d’une hausse du pétrole reste plafonné, l’oléoduc TMX (Trans Mountain Expansion, extension de l’oléoduc Trans Mountain) étant annoncé à pleine capacité d’ici avril. Des prix plus élevés du brut devraient relever le PIB de 0,4 point de pourcentage (pp = point de pourcentage) d’ici le T4, par rapport à un scénario à 65 dollars. Malgré cela, l’écart de production (différence entre le niveau réel de l’économie et son potentiel) devrait rester négatif jusqu’en 2027, ce qui plaide pour une Banque du Canada inchangée (taux directeurs maintenus) tout au long de 2026. La hausse des prix de l’énergie, avec un WTI solidement au‑dessus de 85 dollars le baril, devrait soutenir la croissance en 2026. Mais ce soutien serait fortement limité par les goulots d’étranglement à l’exportation (blocages liés aux infrastructures) maintenant que Trans Mountain est confirmé à pleine capacité. Cette limite physique sur les exportations fixe un plafond aux bénéfices économiques d’un pétrole cher. Les données indiquent que même en utilisant au maximum les capacités actuelles d’oléoducs et de rail, le potentiel haussier ne dépasserait pas environ 0,4% de croissance du PIB réel. Ce gain reste modeste et ne suffirait pas à combler l’écart de production négatif. Pour les investisseurs, cela signifie que l’histoire positive du pétrole a une limite claire, ce qui doit tempérer l’idée d’une forte accélération économique. Dans ce contexte, la réaction du dollar canadien à la hausse du pétrole est restée contenue, l’USD/CAD (taux de change dollar américain/dollar canadien) peinant à passer durablement sous 1,3400. Cela suggère que des stratégies sur options misant sur une devise qui reste dans une fourchette (sans forte tendance) pourraient être intéressantes. Vendre des options d’achat (« calls », droit d’acheter l’USD/CAD à un prix fixé) sur l’USD/CAD peut être une façon de profiter de cet enthousiasme plafonné pour le dollar canadien.Volatilité des taux probablement contenue
Le message le plus direct concerne les marchés de taux, la Banque du Canada ayant peu de raisons d’agir. La marge de sous‑utilisation de l’économie (activité en dessous du potentiel), mentionnée dans le communiqué de mars de la BdC, permet aux décideurs de rester patients en 2026 malgré la vigueur du pétrole. Cela va dans le sens d’une volatilité plus faible sur les taux courts, ce qui peut favoriser des stratégies qui profitent d’une politique stable, comme la vente de straddles (stratégie d’options consistant à vendre simultanément une option d’achat et une option de vente au même prix d’exercice) sur les contrats à terme BAX (futures sur acceptations bancaires, instrument de taux court canadien). En comparaison avec les fortes variations de marché de 2025, l’environnement actuel paraît différent. La dynamique clé des prochaines semaines est que le signal haussier du pétrole est atténué par la réalité des infrastructures. Cela devrait maintenir le dollar canadien et les anticipations de taux mieux ancrés, et favoriser les stratégies misant sur la stabilité plutôt que sur une rupture de tendance. Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.
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