Appétit pour le risque et détroit d’Ormuz
Les marchés sont d’abord passés en mode « aversion au risque » (les investisseurs cherchent des placements jugés plus sûrs), avec un pétrole en forte hausse tandis que les actions, les obligations et l’or reculaient, ce qui a soutenu la demande de dollar américain. USD/JPY a ensuite effacé une partie de ses gains après des informations indiquant que l’Iran prépare un accord de procédure avec Oman pour organiser et faciliter le trafic dans le détroit d’Ormuz. Au Japon, le yen est resté sous pression en raison de la dépendance aux importations d’énergie : une hausse du prix du pétrole peut aggraver la balance commerciale (écart entre exportations et importations). Les autorités ont répété leurs avertissements contre une faiblesse jugée excessive du yen, sans changement de politique de la Banque du Japon à ce stade. Sur le graphique en 4 heures, USD/JPY évoluait à 159,37, au-dessus des moyennes mobiles simples (SMA, une moyenne de prix sur une période donnée) à 20 et 100 périodes. Le RSI (indice de force relative, un indicateur qui mesure l’intensité du mouvement des prix) se situait près de 52, avec un support (zone où le cours a tendance à arrêter de baisser) à 159,32 puis 159,24, et des résistances (zone où le cours a tendance à buter) à 159,39 puis 159,70. Un passage sous 159,24 pourrait viser la SMA 100 périodes vers 159,20. Un dépassement de 159,70 pourrait ouvrir la voie vers 160,00.Contexte historique et risque d’intervention
On se souvient que la paire USD/JPY avait déjà progressé vers 159,40 l’an dernier, sur fond de regain de tensions entre les États-Unis et l’Iran. La flambée du pétrole avait alors pesé immédiatement sur le yen, renforçant la tendance haussière de fond. Cette dynamique a servi de référence pour comprendre la réaction des marchés face à une instabilité au Moyen-Orient, un point qui reste surveillé. Comme on l’a vu fin 2025, les autorités japonaises étaient intervenues lorsque la paire avait franchi 160,00, provoquant une baisse brutale mais de courte durée. Le tableau de fond reste similaire : le ministère japonais des Finances a signalé en janvier un nouveau déficit commercial important, lié à des coûts de l’énergie durablement élevés. Avec un WTI (pétrole américain de référence) autour de 88 dollars le baril en moyenne au premier trimestre 2026, la pression sur l’économie japonaise demeure forte. L’écart de taux d’intérêt reste le principal moteur : même si la Réserve fédérale a indiqué une pause dans ses hausses de taux, la Banque du Japon n’a pas engagé de normalisation claire (retour à une politique monétaire moins accommodante). Les rendements (taux) des obligations américaines restent donc bien plus attractifs que ceux du Japon. Cet écart tend à soutenir USD/JPY lors des replis. Dans ce contexte, la volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, déduite des prix des options) sur les options USD/JPY devrait rester élevée, notamment sur les échéances d’un à trois mois. Le risque d’une nouvelle intervention officielle de Tokyo peut limiter la hausse, tandis que la divergence de politique monétaire soutient le dollar : cela suggère une évolution heurtée des cours à venir. Cela rend attractives des stratégies comme le « long straddle » (acheter simultanément une option d’achat et une option de vente, pour profiter d’un grand mouvement sans parier sur le sens). Pour les traders qui anticipent une hausse, acheter des options d’achat (call, un contrat qui donne le droit d’acheter à un prix fixé) sur USD/JPY peut rester pertinent pour viser la hausse avec un risque limité. Utiliser un « call spread » (acheter un call et en vendre un autre à un prix d’exercice plus élevé) peut réduire le coût, ce qui peut être adapté si l’on pense que les autorités freineront toute hausse vers 160,50-161,00. Cela permet de profiter d’une progression graduelle tout en limitant l’exposition à un retournement soudain lié à une intervention.
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