Les marchés réagissent à des titres qui évoluent très vite
Plus tôt dans la semaine, des déclarations américaines évoquant un retrait d’Iran d’ici deux à trois semaines avaient soutenu les actions, et le Dow Jones avait gagné plus de 200 points mercredi. Plus tard, une allocution en prime time a évoqué des plans pour frapper l’Iran « extrêmement durement » dans les deux à trois prochaines semaines, annulant le mouvement initial. Les marchés asiatiques ont reculé jeudi, avec le Kospi sud-coréen en baisse de plus de 4% et le Nikkei 225 japonais de plus de 2%, tandis que les contrats à terme sur le Dow Jones pointaient une baisse de 600 points. Un article a ensuite indiqué que l’Iran travaillerait avec Oman sur un plan de passage payant (péage) pour les navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz, déclenchant un rebond qui s’est essoufflé avant la clôture. Le pétrole WTI (référence américaine du brut) a bondi d’environ 8% vers 110 dollars le baril et le Brent (référence internationale) a gagné environ 5% au-dessus de 105 dollars. Le secteur de l’énergie avançait de plus de 36% depuis le début de l’année, tandis que les inscriptions au chômage (demandes hebdomadaires d’allocations) ont reculé à 202.000, contre 212.000 attendues par le consensus (moyenne des prévisions des économistes). On se souvient du printemps 2025, quand les marchés pouvaient bouger de 600 points sur un seul titre lié au détroit d’Ormuz. Le VIX avait dépassé 25, des messages contradictoires poussant les intervenants à se repositionner en urgence. Cette alternance d’optimisme puis de peur a montré à quelle vitesse le risque géopolitique peut prendre le dessus. Aujourd’hui, l’ambiance paraît plus calme, avec un VIX autour de 14, un niveau rarement observé sur une grande partie de l’année écoulée. Cette sérénité peut être risquée: l’an dernier a rappelé que la volatilité (fortes variations de prix) peut surgir sans prévenir. Pour les investisseurs, même quand le marché est calme, un choc reste possible, et une protection de portefeuille à bas coût peut être une approche prudente.Leçons de volatilité et gestion du risque
À l’époque, le pétrole dominait, avec un WTI en hausse vers 110 dollars le baril et une influence majeure sur l’ensemble du marché. À l’inverse, le WTI évolue récemment dans une fourchette stable autour de 81 dollars, soutenu par le dernier rapport de l’EIA (agence américaine de l’énergie) faisant état d’une hausse des stocks de brut (quantités stockées). Même si les valeurs énergétiques ne mènent plus le marché, un point de passage étroit comme Ormuz peut remettre le pétrole au centre en un instant. On a aussi vu que des données économiques solides, comme la baisse des inscriptions au chômage à un plus bas de deux ans, étaient ignorées au profit de rumeurs géopolitiques. Aujourd’hui, le marché scrute chaque statistique, le dernier rapport sur l’emploi américain (Nonfarm Payrolls, c’est-à-dire les créations d’emplois hors secteur agricole) du 8 mars ayant entraîné un ajustement marqué des anticipations de baisse des taux de la Fed (banque centrale américaine). Ce retour aux fondamentaux est positif, mais il peut créer un angle mort si les tensions se ravivent. Dans ce contexte, les opérateurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme les options) peuvent voir le faible VIX comme une occasion d’acheter une protection. Des options de vente (« puts », qui donnent le droit de vendre à un prix fixé) très en dehors de la monnaie (prix d’exercice éloigné du prix actuel, donc moins chères) sur des indices comme le S&P 500 peuvent servir de couverture contre une remontée brutale de la peur. Les à-coups de 2025, où le marché pouvait effacer une baisse de 2% en une heure, rappellent que le risque lié aux titres d’actualité reste permanent.
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