Prix du pétrole et demande de valeur refuge
Les prix du pétrole ont de nouveau progressé, sur fond de craintes d’interruptions d’approvisionnement via le détroit d’Ormuz (passage maritime stratégique pour le transport de pétrole). Le dollar s’est aussi repris après un plus bas d’une semaine, la demande augmentant pour des valeurs refuges (actifs jugés plus sûrs en période d’incertitude, comme le dollar ou certaines obligations d’État). La hausse du pétrole ravive les inquiétudes d’inflation (augmentation générale des prix) et accroît les risques sur la croissance. Cela pousse les opérateurs à ajuster leurs anticipations de taux : le marché intègre désormais deux à trois hausses de taux de la Banque centrale européenne (BCE) d’ici la fin de l’année, tandis que la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) est attendue sur un statu quo des taux jusqu’en 2026. La zone euro est plus vulnérable à une facture énergétique plus élevée, car elle importe davantage d’énergie, alors que les États-Unis exportent plus qu’ils n’importent (exportateur net). L’inflation en zone euro est plus proche de l’objectif de 2% de la BCE que l’inflation américaine. Le membre de la BCE François Villeroy de Galhau a indiqué que le prochain mouvement des taux directeurs (les principaux taux fixés par une banque centrale, qui influencent le coût du crédit) a de « fortes chances d’être à la hausse ». L’attention se tourne désormais vers le rapport de vendredi sur l’emploi américain, les « Nonfarm Payrolls » (statistique mensuelle sur les créations d’emplois hors agriculture, très suivie car elle influence les anticipations de politique monétaire).
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