Le momentum reste baissier
L’indice de force relative (RSI, un indicateur qui mesure la vitesse et l’ampleur des variations de prix) sur 14 jours se situe dans le bas des 40, ce qui signale un momentum négatif, sans être encore en zone de survente (niveau où la baisse peut être jugée excessive). Cela laisse envisager un potentiel de repli supplémentaire. Un support se situe près de la borne basse du canal autour de 1,3150. Une cassure sous le canal pourrait ouvrir la voie vers 1,3010, plus bas depuis avril 2025, inscrit en novembre 2025. La résistance débute sur l’EMA neuf jours à 1,3273. Les résistances suivantes se situent sur l’EMA 50 jours à 1,3394 et près de la borne haute du canal autour de 1,3440. Un franchissement durable de cette zone de résistance ferait basculer le biais à la hausse et pourrait viser 1,3869. Ce niveau est le plus élevé depuis septembre 2021 et a été atteint le 27 janvier.Stratégies sur options et cadrage du risque
Compte tenu de la tendance baissière persistante du GBP/USD, nous estimons que le canal descendant reste solide. Le maintien des cours sous les moyennes mobiles clés à neuf et 50 jours confirme que la pression vendeuse domine. Cette configuration suggère des stratégies qui profitent d’une baisse supplémentaire ou d’une phase de stabilisation (évolution sans tendance marquée). Pour ceux qui anticipent une poursuite du repli, l’achat d’options de vente (put options, qui donnent le droit de vendre à un prix fixé) avec un prix d’exercice (strike, le prix fixé dans le contrat) proche du support du canal à 1,3150 peut constituer une stratégie de base. Le RSI n’étant pas encore en zone de survente, l’idée d’une marge de baisse supplémentaire reste cohérente. Le creux autour de 1,3010 observé en novembre 2025 peut servir d’objectif psychologique (niveau suivi par le marché) en cas de rupture du canal. Cette lecture est renforcée par des données économiques récentes divergentes. Le rapport américain sur l’emploi de la semaine dernière a montré une hausse solide de 215 000 nouveaux emplois, ce qui conforte la Réserve fédérale (la banque centrale des États-Unis) dans une politique monétaire ferme (taux d’intérêt maintenus à un niveau élevé pour lutter contre l’inflation). À l’inverse, les dernières ventes au détail au Royaume-Uni ont reculé de 0,5%, signalant un ralentissement possible, susceptible de rendre la Banque d’Angleterre (banque centrale britannique) plus prudente. Cette divergence se reflète sur le marché obligataire, où l’écart de rendement (différence de taux d’intérêt) entre les bons du Trésor américain à 10 ans (US Treasuries, dette de l’État américain) et les Gilts britanniques (obligations d’État du Royaume-Uni) s’est élargi à son plus haut niveau de l’année. Tant que cet écart favorise le dollar, il constitue un facteur défavorable (headwind, élément qui pèse) pour le GBP/USD. Cela confirme la faiblesse technique observée depuis le sommet du 27 janvier. À l’inverse, pour encadrer le risque ou profiter du maintien des résistances, il est possible d’envisager la vente d’options d’achat hors de la monnaie (out-of-the-money calls, options d’achat dont le prix d’exercice est au-dessus du prix actuel). Un spread baissier sur calls (bear call spread, vente d’un call et achat d’un autre call à un niveau plus haut pour limiter le risque) avec des strikes au-dessus de l’EMA 50 jours à 1,3394 et de la borne haute du canal près de 1,3440 permet de plafonner le risque tout en misant sur un potentiel haussier limité. Cela permet d’encaisser une prime (le prix reçu en vendant l’option) tant que la tendance baissière se poursuit.
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