Statistiques sur l’emploi américain au centre de l’attention
Les marchés attendaient une hausse de l’emploi net américain de 60 000 en mars, effaçant en partie la baisse de 92 000 enregistrée en février. Les chiffres ADP (estimation privée de l’emploi publiée par l’institut ADP) et un ISM Manufacturing PMI solide (indice des directeurs d’achat du secteur manufacturier, baromètre de l’activité industrielle) ont soutenu ces anticipations. Le Conseil de sécurité de l’ONU devait voter sur une proposition de Bahreïn autorisant les pays à utiliser « tous les moyens défensifs nécessaires » pour rouvrir le détroit d’Ormuz. Des représentants chinois disposant d’un droit de veto (pouvoir de bloquer une résolution) ont rejeté la proposition. Le déficit de la balance commerciale des marchandises du Canada (différence entre exportations et importations) s’est creusé à un plus haut de six mois, à 5,74 milliards de dollars canadiens en février. Les importations ont augmenté de 8,4% à un record de 72,05 milliards, tandis que les exportations ont progressé de 6,4%. Le président de la Fed de Chicago, Austan Goolsbee, a indiqué que des prix du pétrole plus élevés pourraient influencer les décisions sur les taux (taux directeurs fixés par la banque centrale) dans un marché du travail « faible en embauches et faible en licenciements ». La réaction du dollar américain est restée limitée.Parallèle historique et stratégie via options
La configuration de marché ressemble à celle observée à la même période en 2025. À l’époque, la combinaison d’un dollar américain fort, d’une aversion au risque liée aux tensions au Moyen-Orient et de statistiques canadiennes décevantes avait propulsé l’USD/CAD à la hausse. Le scénario semble se répéter, offrant un repère pour les prochaines semaines. Les opérateurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici le taux de change) peuvent envisager d’acheter des options d’achat (call : droit, et non obligation, d’acheter la paire à un prix fixé) sur l’USD/CAD, avec des prix d’exercice (strike : niveau de change auquel l’option peut être exercée) au-dessus du cours au comptant (spot : prix actuel). Cette stratégie profite d’une hausse de la paire, en visant les précédents sommets. Le risque est limité à la prime (montant payé pour acheter l’option), ce qui est préférable dans un contexte volatile (où les prix bougent rapidement). Les tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient, tout en poussant le pétrole à la hausse, alimentent pour l’instant une ruée vers les valeurs refuges (achats d’actifs perçus comme plus sûrs), dont le dollar américain bénéficie davantage que le dollar canadien. Le brut WTI (pétrole américain de référence) s’échange au-dessus de 85 dollars le baril, sans soutenir le huard. Cette configuration suggère que le sentiment de marché (niveau d’appétit ou d’aversion au risque) reste le facteur dominant. En observant des périodes comparables, l’écart de taux d’intérêt (différence entre les taux américains et canadiens) apparaît comme une force de fond importante. La Réserve fédérale maintenant des taux plus élevés plus longtemps que la Banque du Canada, le coût d’une position vendeuse sur le dollar américain (par exemple via le coût de portage, lié aux taux) reste élevé. Cette pression fondamentale devrait limiter les replis marqués de l’USD/CAD.
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