Signaux de momentum contrastés
Les chiffres de l’industrie en zone euro et une légère hausse de l’inflation ont soutenu l’euro plus tôt dans la semaine. Au Royaume-Uni, l’indice PMI manufacturier (enquête auprès des directeurs d’achat : au-dessus de 50 = expansion, en dessous = contraction) n’a pas soutenu la livre. Les signaux de momentum (vitesse et force du mouvement des prix) sont contrastés. Sur le graphique 4 heures, le RSI (indice de force relative : mesure la pression acheteuse/vendeuse sur une échelle de 0 à 100) est à 58, tandis que le MACD (indicateur de tendance calculé à partir de moyennes mobiles) est légèrement sous zéro et que la ligne MACD est passée sous la ligne de signal (souvent interprété comme un affaiblissement). Les supports se situent à 0,8705 et 0,8676, puis une zone à 0,8630–0,8635. La résistance reste à 0,8740, avec une zone suivante à 0,8790–0,8800.Écart de politique monétaire : moteur de tendance
Le 3 avril 2026, le tableau fondamental a nettement changé, avec une paire à des niveaux bien plus bas. Le moteur principal est désormais l’écart d’anticipations de politique monétaire entre la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque d’Angleterre (BoE). Le marché attribue une probabilité plus élevée à une baisse des taux de la BCE avant celle de la BoE, ce qui pèse sur l’euro face à la livre. Cette lecture est étayée par les derniers chiffres d’inflation de mars : l’inflation en zone euro recule à 2,4 %, tandis que celle du Royaume-Uni reste plus élevée à 3,4 %. Cet écart donne à la BoE davantage d’arguments pour maintenir des taux élevés plus longtemps. Pour les prochaines semaines, des stratégies visant à tirer parti d’un potentiel de hausse limité peuvent être envisagées. Vendre des options d’achat « hors de la monnaie » (call OTM : option d’achat dont le prix d’exercice est au-dessus du cours actuel, souvent moins chère) ou mettre en place un « bear call spread » (montage baissier : vente d’un call et achat d’un call à un prix d’exercice plus élevé pour plafonner le risque) peut permettre de générer un revenu si l’on considère que de fortes hausses sont peu probables. Cela correspond aux vents contraires pour l’euro liés à des baisses de taux attendues de la BCE. À l’inverse, pour ceux qui anticipent une poursuite de la baisse à l’approche des réunions de banques centrales, l’achat d’options de vente (put : option qui gagne en valeur si le cours baisse) offre une exposition avec un risque limité à la prime payée. La volatilité implicite (volatilité « intégrée » dans le prix des options, reflet des attentes de marché) autour de ces réunions sera déterminante pour valoriser ces produits dérivés. Il faudra aussi surveiller le ton de la BoE : un virage accommodant inattendu (« dovish », favorable à des taux plus bas) pourrait remettre en cause ce scénario rapidement.
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