Key Drivers For The Kiwi
Les données chinoises ont aussi pesé sur le kiwi. L’indice PMI des services RantingDog (enquête mesurant l’activité du secteur des services; au-dessus de 50 = expansion) est tombé à 52,1 en mars après 56,7 en février, sous la prévision de 53,7. Le rapport évoque une demande plus faible et une baisse des commandes venant de l’étranger. Il souligne aussi les difficultés de Pékin à soutenir la reprise, dans un contexte de marché intérieur fragile et de risques géopolitiques qui perturbent le commerce. La guerre en Iran en est à son 35e jour. Les marchés se concentrent désormais sur le NFP, avec des prévisions de +60 000 emplois et un taux de chômage à 4,4 %. Des volumes d’échanges faibles peuvent accentuer les variations de prix. Un écart important par rapport aux prévisions de +60 000 et de 4,4 % pourrait accroître la volatilité (ampleur des mouvements de marché).Options Strategy And Volatility Setup
Compte tenu de la position du NZD près de ses plus bas de quatre mois autour de 0,5700, il peut être pertinent d’acheter des options de vente (*put*) sur NZD/USD. Une option de vente est un contrat qui profite d’une baisse du taux de change; le risque est limité à la prime payée (le coût de l’option). Le déclencheur immédiat est le NFP, qui pourrait facilement faire passer la paire sous ces niveaux de support (zones de prix où la baisse a tendance à ralentir). Le ralentissement du PMI des services en Chine est un frein important pour le kiwi, car l’économie néo-zélandaise dépend fortement de la demande chinoise. Un schéma similaire a été observé en 2023, quand la reprise chinoise après la réouverture a déçu et a pesé sur les devises liées aux matières premières (devises de pays exportateurs de matières premières) pendant des mois. Selon les dernières données, les nouvelles commandes à l’export reculent pour le troisième mois consécutif, ce qui suggère que la pression négative sur le NZD pourrait durer. Le marché n’attend qu’une hausse de 60 000 emplois aux États-Unis, nettement inférieure à la moyenne supérieure à 200 000 observée après la période de pandémie jusqu’en 2024. Un chiffre au-dessus de ce niveau pourrait déclencher une forte hausse du dollar américain, rendant des options de vente « hors de la monnaie » (*out-of-the-money*, c’est-à-dire avec un prix d’exercice moins favorable que le prix actuel) intéressantes grâce à leur effet de levier (possibilité d’amplifier les gains potentiels pour un montant initial plus faible). Le taux de chômage américain de 4,4 % est déjà au-dessus de la moyenne de 3,8 % d’il y a deux ans, ce qui signale une fragilité rendant ce rapport particulièrement sensible. La situation en Iran ajoute une forte incertitude, ce qui peut maintenir une volatilité élevée et soutenir le dollar, souvent considéré comme valeur refuge (actif recherché en période de stress). Historiquement, des chocs géopolitiques comparables, comme le début de la guerre en Ukraine en 2022, ont vu l’indice VIX (indice de volatilité implicite anticipée sur le marché actions américain) dépasser 30, pénalisant les devises sensibles au risque comme le NZD. Dans ce cadre, les opérateurs peuvent utiliser des spreads sur options, comme le *bear put spread* (achat d’un put et vente d’un autre put à un prix d’exercice différent, pour réduire le coût et encadrer le risque), afin de limiter le risque tout en restant positionnés sur une baisse du kiwi.
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