Risque géopolitique et liquidité réduite liée au jour férié
La guerre avec l’Iran est entrée dans son 35e jour, ce qui a limité l’appétit pour les actifs plus risqués et a plafonné l’euro. Les conditions de marché étaient plus calmes en raison du jour férié (donc moins d’échanges, ce qui peut amplifier certains mouvements). Sur le plan technique, les signaux penchaient légèrement à la baisse après le rejet d’EUR/USD au niveau d’une ancienne ligne de tendance de support (un seuil graphique où le cours avait souvent été soutenu) plus tôt dans la semaine. Le MACD (un indicateur qui mesure la dynamique des prix via des moyennes mobiles) est passé sous sa ligne de signal, tandis que le RSI (un indicateur de « force » du mouvement, souvent lu de 0 à 100) restait proche de 50, niveau généralement associé à un marché sans direction nette. Les supports (niveaux où la baisse peut se ralentir) étaient indiqués à 1,1510, puis 1,1443 et 1,1422. Les résistances (niveaux où la hausse peut buter) étaient situées à 1,1563, avec d’autres résistances vers 1,1620 à 1,1645.Divergence de politique monétaire et implications de trading
Le prochain rapport Nonfarm Payrolls de mars 2026 est l’événement clé, et les attentes sont élevées. Des données récentes du Bureau of Labor Statistics (l’organisme public américain des statistiques du travail) montrent que l’économie a créé plus de 200 000 emplois par mois début 2026, et les prévisions visent environ +225 000. Avec des salaires horaires moyens en hausse d’environ 4,1 % sur un an (mesure de la progression des rémunérations), un nouveau rapport solide conforterait la Réserve fédérale (la banque centrale américaine) dans l’idée de maintenir des taux d’intérêt élevés, ce qui tend à soutenir le dollar. La situation contraste avec la zone euro, où les premières estimations d’inflation (« flash estimates », des chiffres provisoires) pour mars 2026 ressortaient à un niveau modéré de 1,9 %. Cette faiblesse renforce la pression sur la Banque centrale européenne pour envisager des baisses de taux plus tôt, créant un écart de politique monétaire avec la Fed. Dans ce contexte, des stratégies misant sur un euro plus faible peuvent sembler pertinentes à court terme. Pour les opérateurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici EUR/USD), l’achat d’options de vente (« put options », qui gagnent potentiellement en valeur si la paire baisse) peut être une approche pour profiter d’un repli après les chiffres de l’emploi. Une cassure sous le support de 1,1250 (passage net sous ce seuil) pourrait ouvrir la voie vers 1,1100. La vente d’options d’achat (« call options ») « hors de la monnaie » (dont le prix d’exercice est éloigné, donc peu probable à atteindre) peut aussi être envisagée pour encaisser une prime (le montant payé par l’acheteur de l’option), en pariant sur une hausse limitée. Il faut toutefois considérer le risque d’une réaction de type « vendre la nouvelle » (« sell the news » : après l’annonce, le marché fait l’inverse car l’information était déjà intégrée dans les prix). Si le dollar ne monte pas après la publication malgré de bons chiffres, cela peut signaler un essoufflement temporaire de la tendance. Dans ce cas, certains traders peuvent viser un rebond via des options d’achat de court terme, notamment si la paire repasse au-dessus de 1,1320, niveau de résistance.
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