Taux de chômage et évolution de la population active
Le taux de chômage a reculé à 4,3%. Cette baisse s’explique surtout par un net recul de la population active (les personnes qui travaillent ou recherchent activement un emploi). Après le rapport, les contrats à terme (« futures », produits financiers qui reflètent les anticipations de marché) n’intégraient quasiment aucune probabilité de changement lors de la réunion du Federal Open Market Committee des 28–29 avril (le comité de la Réserve fédérale qui décide des taux). L’outil CME FedWatch (indicateur basé sur les prix des contrats à terme pour estimer les probabilités de décisions de taux) indiquait une probabilité de 77,5% que la Réserve fédérale maintienne ses taux inchangés jusqu’à la fin de l’année. Les tensions entre les États-Unis et l’Iran ont aussi soutenu le dollar, perçu comme une valeur refuge (actif recherché en période de stress). Le président Donald Trump a fixé à mardi un ultimatum pour que l’Iran rouvre le détroit d’Ormuz (passage maritime stratégique pour le pétrole) et a menacé de frapper des centrales électriques et des ponts. L’Iran a déclaré qu’il répondrait en visant des infrastructures similaires appartenant aux États-Unis ou liées à eux. Les investisseurs attendaient les chiffres ISM Services PMI de mars aux États-Unis, attendus plus tard lundi. Il s’agit d’un indice d’activité dans les services (une enquête auprès d’entreprises ; au-dessus de 50, l’activité progresse). Un chiffre plus faible pourrait peser sur le DXY à court terme.Contexte d’avril 2025 et facteurs de marché
En avril 2025, l’indice du dollar avait progressé grâce à des créations d’emplois solides et à la montée des tensions au Moyen-Orient. Le dollar était soutenu par son statut de valeur refuge, même si le marché anticipait des taux stables de la Réserve fédérale. Cela créait un contexte mêlant vigueur économique et politique monétaire neutre. En avril 2026, le schéma est similaire, mais plus marqué. L’économie américaine vient de créer 303 000 emplois en mars, nettement plus que les 178 000 de mars 2025. Ce marché du travail robuste reste un socle pour un dollar plus fort face aux autres monnaies. Différence majeure : la posture attendue de la Réserve fédérale. Contrairement à 2025, où le marché n’anticipait pas de changement de taux, l’outil CME FedWatch montre désormais que les investisseurs intègrent au moins deux baisses de taux d’ici fin 2026. Cette perspective d’assouplissement (baisse des taux) peut limiter la progression du dollar, créant un rapport de forces entre bonnes données économiques et attentes de baisse des taux. Les risques géopolitiques restent élevés, rappelant l’épisode de confrontation États-Unis–Iran de 2025, ce qui renforce l’attrait du dollar comme valeur refuge. Avec les conflits persistants en Europe de l’Est et au Moyen-Orient, toute escalade peut provoquer une recherche de sécurité, favorable au dollar. Les investisseurs peuvent utiliser des options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) sur des ETF de devises (fonds cotés qui répliquent l’évolution d’une monnaie) pour se protéger ou profiter d’une hausse soudaine de la volatilité (variations rapides des prix), alors que le VIX (indice de volatilité boursière, baromètre de nervosité) reste sensible aux gros titres. Compte tenu de ces signaux contradictoires, une stratégie possible pour les prochaines semaines consiste à miser sur une volatilité plus faible. Cela revient à vendre des options d’achat et de vente éloignées du prix actuel (dites « hors de la monnaie »), pour se positionner sur une évolution du dollar dans une fourchette. Cette approche gagne si le dollar reste relativement stable, pris entre des indicateurs solides et l’idée de futures baisses de taux.
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