Risque géopolitique et demande de dollar
Le président américain Donald Trump a fixé à mardi la date limite pour que l’Iran rouvre le détroit d’Ormuz et a menacé de frapper des centrales électriques, des ponts et d’autres infrastructures civiles en Iran s’il reste fermé. Des responsables iraniens ont déclaré qu’ils répondraient de manière équivalente, notamment en visant des actifs comparables détenus par les États-Unis, liés aux États-Unis ou associés aux États-Unis, et ont affirmé que le détroit resterait fermé jusqu’à l’obtention d’une compensation pour les dommages liés à la guerre. GBP/USD a enregistré une deuxième baisse hebdomadaire, principalement sous l’effet de la géopolitique. Les marchés n’anticipent pas de baisse des taux de la Banque d’Angleterre cette année et tablent au contraire sur environ 50 points de base de hausse d’ici la fin de l’année (un point de base = 0,01 point de pourcentage). Début 2025, le conflit au Moyen-Orient avait déclenché une forte demande de dollar en tant que valeur refuge, ce qui avait fait baisser GBP/USD malgré une livre solide. Un schéma comparable apparaît aujourd’hui avec la montée des tensions en mer de Chine méridionale, qui soutient aussi la demande de dollar. À l’époque, le marché intégrait environ 50 points de base de hausse des taux de la Banque d’Angleterre, ce qui avait limité la baisse de la livre sterling. Le parallèle est clair aujourd’hui : l’inflation au Royaume-Uni est ressortie à 3,1% le mois dernier, ce qui pousse les marchés à intégrer au moins une hausse de taux supplémentaire d’ici août. Ce soutien monétaire (des taux plus élevés tendent à soutenir une devise) empêche GBP/USD de reculer plus fortement dans le contexte actuel d’incertitude mondiale.Gérer le risque avec des options
La fragilité observée en 2025 — lorsque l’actualité géopolitique pouvait facilement dominer les facteurs internes — reste une leçon. Même si la livre a résisté, l’indice de volatilité CBOE (VIX, souvent appelé « indice de la peur », qui mesure l’inquiétude implicite sur les actions américaines via les options) est passé de 14 à 19 en dix jours, signe d’une nervosité croissante. Cela suggère qu’une hausse des tensions pourrait effacer rapidement les gains récents de la livre. Dans ce contexte, les traders peuvent envisager d’utiliser des options (contrats donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé) afin d’encadrer le risque, plutôt que de prendre une position directe. L’achat de puts GBP/USD à courte échéance (options de vente qui gagnent de la valeur si le taux GBP/USD baisse) est un moyen peu coûteux de se protéger contre un mouvement brusque vers les actifs refuges si les tensions s’aggravent. Cette approche sert de couverture (hedge) contre la baisse tout en conservant une exposition à une hausse si la Banque d’Angleterre maintient un ton « hawkish » (restrictif : favorable à des taux plus élevés). Historiquement, en 2025, la paire avait trouvé des acheteurs sur des niveaux techniques clés comme 1,3175. Aujourd’hui, le niveau de 1,2450 joue un rôle similaire de support (zone où la demande tend à freiner la baisse) pour GBP/USD. Une cassure nette sous ce niveau dans les prochaines semaines indiquerait que les flux vers les valeurs refuges l’emportent à nouveau sur le soutien lié aux écarts de taux (différences de rendements entre deux zones, qui influencent la demande de devises).
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