Hausse du risque géopolitique
Le président américain Donald Trump a déclaré sur Truth Social que des représentants américains se rendraient à Islamabad lundi pour des négociations avec l’Iran. Il a aussi critiqué la nouvelle fermeture du détroit et répété ses menaces visant des infrastructures iraniennes, notamment des centrales électriques et des ponts. Le dollar a également été soutenu par l’idée que la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) maintiendra ses taux d’intérêt élevés plus longtemps. Des taux élevés rendent en général une devise plus attractive, car ils augmentent le rendement des placements en monnaie locale. Cette attente est liée à une inflation qui reste tenace (hausse durable des prix) et aux tensions au Moyen-Orient. L’attention se tourne vers les ventes au détail américaines de mardi, attendues en hausse de 1,3% sur un mois en mars après +0,6% en février (les ventes au détail mesurent les achats des ménages et donnent un signal sur la consommation). L’euro a trouvé un léger soutien, les marchés pariant davantage sur des hausses de taux de la Banque centrale européenne (BCE, la banque centrale de la zone euro) cette année. La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a déclaré que la hausse des coûts de l’énergie éloigne la zone euro de sa trajectoire de croissance « de référence » (le scénario central). Le blocage du détroit alimente aussi des craintes de stagflation, c’est-à-dire une combinaison de croissance faible et d’inflation élevée.Idées de marché et positionnement
Dans ce contexte, le dollar apparaît comme la principale valeur refuge (actif recherché en période d’incertitude). Un chiffre solide des ventes au détail mardi renforcerait le scénario de taux « plus hauts plus longtemps » de la Fed, ce qui pourrait encore soutenir le billet vert. L’indice du dollar (DXY, qui mesure le dollar face à un panier de grandes devises) est souvent utilisé pour suivre cette tendance. Le thème le plus direct concerne l’énergie: environ 20% du pétrole transporté par mer dans le monde transite historiquement par le détroit d’Ormuz. Une perturbation peut donc tendre les prix. L’euro reste exposé à un risque de stagflation lié à l’énergie. Même si la BCE durcit le ton sur les taux pour freiner l’inflation, le risque de récession (baisse de l’activité économique) pourrait limiter sa marge de manœuvre, ce qui creuse l’écart avec la Fed et pèse sur l’EUR/USD.
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