Mise à jour du marché du travail britannique
Les salaires moyens hors primes (progression des rémunérations, en excluant les bonus souvent variables) ont augmenté de 3,6% sur un an, contre 3,5% prévu. Cela reste en baisse par rapport à 3,8% sur les trois mois à janvier. Ces données confortaient l’idée, intégrée par les marchés, que la Banque d’Angleterre maintiendrait ses taux à 3,75% lors de la réunion du 30 avril. Le prochain élément important sera l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation) publié mercredi : l’inflation totale est attendue à 3,3% sur un an, après 3%. L’indice du dollar (Dollar Index, indicateur de la valeur du billet vert face à un panier de grandes devises) gagnait près de 0,2% autour de 98,20 avant l’audition de confirmation prévue à 14h00 GMT de Kevin Warsh, pressenti pour la présidence de la Réserve fédérale. Par le passé, il s’était prononcé pour un dollar fort et contre l’assouplissement quantitatif (programme d’achats d’actifs par une banque centrale pour soutenir l’économie), tandis que le contexte politique incluait les appels du président Donald Trump à des taux plus bas. En avril 2026, l’attention se porte davantage sur une inflation qui reste élevée. Le dernier indice des prix à la consommation du Royaume-Uni pour mars 2026 ressort à 4,1%, au-dessus de l’objectif de la Banque d’Angleterre et au-dessus du niveau de 3,3% attendu un an plus tôt. Avec le taux directeur de la BoE à 4,5%, les opérateurs peuvent recourir aux swaps de taux (contrats permettant d’échanger un taux fixe contre un taux variable, afin de se couvrir contre une hausse des taux) pour se protéger contre l’idée dominante du marché d’au moins une nouvelle hausse de taux cet été. Côté américain, l’incertitude sur la trajectoire de la Réserve fédérale a aussi évolué. Le taux des Fed Funds (taux directeur de référence aux États-Unis) se situe à 5,0% après une série de hausses pour freiner l’inflation. Les derniers chiffres solides des créations d’emplois non agricoles (Non-Farm Payrolls, statistique mensuelle clé de l’emploi aux États-Unis) – plus de 250.000 postes le mois dernier – renforcent l’idée que la Fed n’envisagera pas de baisse de taux à court terme. Ce positionnement plus restrictif des deux banques centrales modifie la dynamique du GBP/USD, qui se traite désormais vers 1,2950. La volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché, déduite des prix des options) des options à un mois est retombée vers 7,5%. Si la BoE et la Fed maintiennent des taux élevés, l’enjeu devient de savoir quelle banque centrale devra agir en premier. L’activité augmente sur les options qui parient sur une divergence de politique monétaire plus tard dans l’année. Les opérateurs peuvent se positionner sur une éventuelle sortie de range via des options à échéance plus longue (options avec une maturité plus éloignée), à l’achat ou à la vente, selon leur scénario sur l’économie britannique ou américaine.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets