Energy And Geopolitical Crosscurrents
Parmi les autres évolutions: des discussions font état d’attaques de raffineries russes au moyen de drones. L’Ukraine aurait aussi proposé de renommer une partie de la région disputée du Donbass en «Donnyland». Sur les marchés de l’énergie, la guerre et les risques sur l’offre au Moyen-Orient et en Russie alimentent des inquiétudes sur la disponibilité d’engrais (produits utilisés pour améliorer les rendements agricoles) et sur un possible choc alimentaire mondial. L’UE envisage de relancer des achats communs de gaz (achats groupés pour peser sur les prix et sécuriser les volumes). Le transport aérien est confronté à des contraintes de carburant, Bruxelles estimant que les «craintes d’annulations massives sont exagérées». Lufthansa a retiré 20.000 vols jugés non rentables pour économiser du kérosène (carburant des avions), et des eurodéputés ont demandé la fin du déplacement mensuel du Parlement européen à Strasbourg en raison des coûts énergétiques. Les craintes sur la sécurité énergétique européenne et les effets géopolitiques liés à l’Ukraine réapparaissent. Les contrats à terme (prix fixés aujourd’hui pour une livraison future) sur le gaz naturel européen, en particulier la référence néerlandaise TTF (prix de gros du gaz aux Pays-Bas, utilisé comme baromètre en Europe), ont bondi de plus de 30% en un mois, sur fond de nouvelles inquiétudes sur les stocks. Le contexte complique la trajectoire de l’euro, pris entre des coûts énergétiques élevés qui freinent l’économie et une inflation tenace. En mars 2026, l’inflation HICP de la zone euro (indice harmonisé des prix à la consommation, mesure standard de l’UE) s’établit à 3,1%, nettement au-dessus de l’objectif de 2%, ce qui réduit la probabilité de baisses rapides de taux par la BCE. Cette pression de type stagflation (faible croissance et inflation élevée) accroît le risque de volatilité (variations rapides des prix).Trading Implications For Euro Volatility
Pour les intervenants sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif comme une devise ou un indice), cela peut inciter à se positionner sur une hausse de la volatilité d’actifs liés à l’euro. Des positions acheteuses sur des contrats à terme VSTOXX (indice de volatilité de l’Euro Stoxx 50, grand indice actions de la zone euro) peuvent profiter d’une incertitude persistante sur la politique de la BCE et la croissance. De même, acheter un straddle sur l’EUR/USD (stratégie d’options consistant à acheter un call et un put au même prix d’exercice, pour gagner si le marché bouge fortement dans un sens ou dans l’autre) permet de bénéficier d’un mouvement ample sans avoir à en anticiper la direction. La menace sur les raffineries russes continue de peser sur le marché des produits raffinés (carburants comme le diesel). Des images satellite de la semaine dernière confirment de nouveaux dégâts sur des infrastructures énergétiques, ce qui réduit l’offre de diesel en Europe. Cela a porté le crack spread du diesel (écart de marge entre le prix du pétrole brut et celui du diesel, indicateur de rentabilité du raffinage) à un plus haut de 18 mois. Dans ce contexte, des options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) peuvent servir à se protéger contre une baisse marquée de l’euro si les tensions s’aggravent. L’achat d’options de vente EUR/USD hors la monnaie (prix d’exercice éloigné du cours actuel, donc moins cher mais plus risqué) sur les prochains mois peut offrir une couverture à moindre coût ou un pari sur un choc négatif. Les risques persistants pour l’économie de la zone euro rendent ce type de position défensive pertinent.
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