Les prix composites atteignent de nouveaux sommets
L’indice PMI composite des **prix de vente** (prix facturés par les entreprises) a progressé de 3,2 points à 57,0, son plus haut niveau depuis début 2023. L’indice PMI composite des **prix d’achat** (coûts des intrants, comme l’énergie et les matières premières) a gagné 3,1 points à 68,4. Les hausses des indicateurs de prix dans l’industrie ont été plus fortes que dans les services. La remontée des prix de vente est plus marquée qu’en mars, ce qui indique une plus forte **répercussion des coûts** sur les clients. Les PMI d’avril indiquent une période difficile de stagflation pour la zone euro, un risque à traiter rapidement. Avec un PMI composite à 49,8, sous le seuil de 50 qui sépare expansion et contraction, l’activité ralentit nettement. Cette faiblesse, combinée à une inflation en hausse, ouvre des opportunités pour les opérateurs utilisant des **produits dérivés** (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif comme un indice, une devise ou une matière première) dans les prochaines semaines. Compte tenu de la baisse de l’activité, surtout dans les services, il peut être pertinent de viser une baisse des indices boursiers européens. Une approche simple consiste à acheter des **options de vente (put)** (droit de vendre à un prix fixé, utile si le marché baisse) sur l’EURO STOXX 50, ou à vendre des **contrats à terme (futures)** (engagement d’acheter/vendre plus tard à un prix convenu) sur cet indice. La stagflation alimente aussi l’incertitude et peut faire monter la **volatilité** (ampleur des variations de prix), ce qui peut rendre attractives des positions acheteuses sur les futures VSTOXX (indice de volatilité implicite de la zone euro) ou des **options d’achat (call)** (droit d’acheter à un prix fixé, utile si la volatilité ou le prix monte).Volatilité des taux et positionnement sur le Bund
La Banque centrale européenne se retrouve dans une situation délicate : une inflation persistante limite sa capacité à baisser les taux pour soutenir une économie qui ralentit. Les marchés n’intègrent plus qu’environ 20% de probabilité d’une baisse de taux d’ici septembre, un changement marqué par rapport au mois dernier. On peut se positionner en vendant des futures sur le **Bund** (obligation d’État allemande de référence), en anticipant des **rendements** (taux obligataires) qui resteraient élevés ou remonteraient. Cette contrainte de politique monétaire fragilise l’euro face à des devises portées par une conjoncture plus solide, comme le dollar. L’EUR/USD est déjà tombé vers un plus bas annuel autour de 1,0450. Le risque de baisse supplémentaire peut se traiter via l’achat de calls USD contre EUR, ou en vendant directement des futures EUR/USD. Les données signalent clairement la crainte d’un choc énergétique lié à la guerre avec l’Iran, l’industrie constituant des stocks. Cela plaide pour des positions à la hausse sur des dérivés de l’énergie, alors que le **Brent** (référence du pétrole en Europe) évolue déjà au-dessus de 110 dollars le baril. Acheter des calls ou des futures sur le Brent permet de viser de nouvelles hausses liées à des tensions d’offre. Le retour des indices de prix à des niveaux proches de 2022/23 est un avertissement sérieux. Avec le recul de 2025, on se souvient de l’inflation marquée de cette période, qui avait finalement poussé la BCE à relever fortement ses taux. L’expérience suggère que la banque centrale ne peut ignorer une reprise de l’inflation, ce qui renforce la logique de ces stratégies.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets