Montée des tensions dans le détroit d’Ormuz
Par la suite, le président américain Donald Trump a déclaré que si l’Iran ne déplaçait pas le pétrole, ses infrastructures « exploseraient ». Des responsables iraniens ont affirmé ne pas avoir accepté de prolonger la trêve (pause temporaire des hostilités) et ont accusé les États-Unis de la violer en maintenant le blocus. Les prix du pétrole ont progressé cette semaine, le marché redoutant des perturbations d’approvisionnement. Un pétrole plus cher peut alimenter l’inflation et réduire la probabilité de baisses de taux. Or, des taux d’intérêt élevés pénalisent l’or, car ce métal ne verse ni intérêt ni coupon (revenu régulier). Les achats des banques centrales continuent aussi de soutenir l’or. En 2025 et début 2026, des banques centrales de pays émergents, menées par la Chine, la Pologne, l’Inde et la Turquie, ont renforcé leurs réserves d’or pour diversifier leurs réserves (réduire leur dépendance) au détriment du dollar. La Banque populaire de Chine a ajouté 5 tonnes en mars, portant la série à 17 mois consécutifs d’achats.Perspectives techniques et stratégies sur options
La cassure récente sous 4 700 $ est liée à un dollar fort, qui a porté l’indice du dollar (DXY, mesure de la valeur du dollar face à un panier de grandes devises) au-delà de 106,5. Cette fermeté est alimentée par une inflation persistante : l’indice des prix à la consommation (CPI, principal indicateur d’inflation aux États-Unis) de mars a affiché 3,6 % sur un an, au-dessus des attentes. À court terme, certains traders pourraient privilégier des stratégies baissières, comme l’achat d’options de vente (« put », option donnant le droit de vendre à un prix fixé), pour accompagner la dynamique. La hausse du pétrole, désormais proche de 115 $ le baril en raison des tensions dans le détroit d’Ormuz, accentue ces préoccupations d’inflation. Cela augmente la probabilité que la Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine) maintienne des taux élevés plus longtemps, ce qui soutient le dollar et pèse sur l’or, qui ne procure pas de rendement. La réaction du marché pourrait provoquer de forts mouvements de prix ; une volatilité implicite en hausse (volatilité anticipée par le marché, intégrée dans le prix des options) peut rendre attractives des stratégies comme le « long straddle » (achat simultané d’un call et d’un put au même prix d’exercice) pour profiter d’un mouvement marqué, dans un sens ou dans l’autre. En face, un soutien important demeure grâce à la demande des banques centrales. Elles auraient acheté environ 1 050 tonnes en 2025, dans la continuité de la forte phase d’achats observée en 2022 et 2023. Cette accumulation, notamment en Chine, signifie qu’un repli vers 4 600 $ pourrait être perçu comme une zone d’achat par ces grands acteurs. L’opposition entre un dollar solide et une forte demande physique (achats réels de métal, et non produits financiers) crée un marché tendu et évoluant dans une fourchette. Une configuration comparable a été observée au début des années 1980, lorsque des taux très élevés limitaient l’or malgré l’incertitude. Certains traders peuvent envisager des stratégies à risque limité, comme un « bull call spread » (achat d’un call et vente d’un call à un prix d’exercice plus élevé) pour viser un rebond tout en plafonnant les pertes si le dollar continue de se renforcer.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets