Principaux moteurs du prix du Brent
Le prix du Brent dépend surtout de l’offre et de la demande. La croissance mondiale influence la demande, tandis que les conflits, les sanctions et l’instabilité politique influencent l’offre. L’OPEP, un groupe de 12 pays producteurs de pétrole, fixe des quotas de production (limites de production par pays) lors de réunions semestrielles. L’OPEP+ y ajoute dix pays non membres de l’OPEP, dont la Russie. Les mouvements du dollar américain peuvent influencer les prix du pétrole, car le pétrole est coté en dollars. Les rapports hebdomadaires sur les stocks (quantités de pétrole stockées) publiés par l’American Petroleum Institute (API, organisme privé) et l’Energy Information Administration (EIA, agence publique américaine) peuvent faire bouger les cours; leurs chiffres sont proches l’un de l’autre dans 75% des cas (écart inférieur à 1%). Avec les informations selon lesquelles les États-Unis préparent des plans visant les défenses iraniennes à Ormuz, la « prime de risque géopolitique » (surcoût intégré aux prix en raison d’un risque de crise) sur le pétrole augmente fortement. Une part importante du pétrole mondial transite par le détroit d’Ormuz: tout risque de conflit menace directement ce passage clé, ce qui peut réduire l’offre disponible. C’est l’une des raisons pour lesquelles le Brent a dépassé 101 dollars le baril cette semaine, sous l’effet de l’incertitude accrue. Les intervenants de marché doivent se préparer à une période de forte volatilité (variations rapides et importantes des prix) dans les prochaines semaines. L’indice de volatilité du pétrole du CBOE (OVX, indicateur basé sur les prix des options et reflétant la volatilité attendue) a déjà dépassé 45, son plus haut niveau de l’année, signalant que le marché anticipe de possibles mouvements brusques. Une approche consiste à acheter des options d’achat (call, droit d’acheter à un prix fixé à l’avance) sur des contrats à terme (futures, contrats d’achat/vente à une date future) afin de profiter d’une hausse tout en limitant le risque de baisse à la prime payée. Cette tension survient dans un marché déjà tendu, ce qui peut amplifier les mouvements de prix. Lors de la réunion de début avril, l’OPEP+ a maintenu ses quotas de production inchangés. Le dernier rapport de l’EIA a montré une baisse des stocks plus forte que prévu, de 3,1 millions de barils, ce qui soutient les prix.Signaux historiques et contexte de marché
Ce type de situation s’est déjà produit et peut servir de repère. En 2025, les attaques des Houthis en mer Rouge ont perturbé le transport maritime et ajouté pendant des mois une prime notable aux prix du pétrole. Les incidents impliquant des pétroliers dans la même région en 2019 avaient aussi provoqué une hausse d’environ 20% en une seule séance, montrant à quelle vitesse ces épisodes peuvent s’aggraver. Comme le Brent réagit généralement plus fortement que le WTI aux perturbations de l’offre au Moyen-Orient, l’écart entre ces deux références (différence de prix entre Brent et WTI) pourrait s’élargir. Les investisseurs peuvent envisager des stratégies visant cet écart. Utiliser des combinaisons d’options (spreads, achat et vente d’options pour encadrer le gain et le coût) plutôt que des positions directes sur futures peut aussi aider à maîtriser les coûts et à se protéger en cas de désescalade rapide, qui ferait disparaître la prime de risque. Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.
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