Signaux de l’inflation et des enquêtes
L’inflation de l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure standard de l’évolution des prix payés par les ménages) est remontée à 3,3% sur un an en mars, après 3,0% en février. L’inflation « sous-jacente » (core, hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation) a légèrement reculé à 3,1%. L’inflation des services (prix des prestations) a augmenté à 4,5% et l’inflation des biens (produits) à 2,1%. L’inflation des coûts dans les services a enregistré sa plus forte hausse mensuelle depuis le début de l’indice en juillet 1996. La Banque d’Angleterre anticipe peu de ralentissement de l’inflation entre le T1 et le T2, avec une moyenne proche de 3%. Le taux de chômage a baissé de 0,3 point à 4,9%. La progression des salaires moyens hors primes (rémunération régulière) a ralenti à 3,8% sur un an en moyenne sur trois mois en février, contre 4,1% en janvier (révisé à la hausse). La hausse des salaires dans le secteur privé s’est tassée à 3,2% contre 3,3%.Risques de réunion et positionnement de marché
Le scénario pour la réunion est un vote 9–0 pour un statu quo (taux inchangé). Les marchés intègrent aussi trois baisses de taux en 2027. La prochaine réunion de la Banque d’Angleterre incite à la prudence, car l’inflation reste au-dessus de la cible de 2%. Avec un taux directeur (Bank Rate, le principal taux fixé par la banque centrale) à 4,25%, les dernières données montrant un CPI à 2,8% indiquent que les tensions sur les prix ne sont pas entièrement dissipées. La situation rappelle 2025, quand un chiffre d’inflation surprise à 3,3% avait bousculé l’idée d’un retour sans heurts à la normale. En 2025, des PMI plus solides que prévu et un bond des coûts dans les services avaient ravivé le débat sur une dissidence « faucon ». Aujourd’hui, un PMI des services à 51,5 reste correct, et cet historique suggère que le marché des options (contrats donnant le droit, pas l’obligation, d’acheter ou vendre à un prix fixé) sous-estime peut-être le risque d’un statu quo plus restrictif, ou d’un discours plus dur. Un ton laissant entendre un report des futures baisses de taux pourrait provoquer de fortes variations sur les contrats à terme de taux courts (produits boursiers reflétant les anticipations de taux à court terme). Une différence majeure avec 2025 tient aux salaires : la hausse avoisine 4,5% selon l’Office for National Statistics (ONS, l’institut public britannique de statistique). Même en retrait par rapport à son pic, elle reste au-dessus de l’inflation, ce qui complique la tâche du Monetary Policy Committee (MPC, le comité qui décide des taux). Cette progression du pouvoir d’achat (salaires qui augmentent plus vite que les prix) plaide contre des baisses rapides de taux, que beaucoup envisageaient pour le second semestre. Cela peut ouvrir une stratégie via des options de très courte maturité sur la livre sterling. Une Banque d’Angleterre plus ferme que prévu pourrait provoquer un sursaut de GBP/USD (taux de change livre/dollar), comme après le statu quo « faucon » de 2025, puis offrir un mouvement inverse lorsque le marché se reconcentre sur le cycle de baisse à venir.
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