Tensions géopolitiques et impact sur les marchés
Le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth a déclaré que le cessez-le-feu reste fragile et a averti que toute nouvelle pose de mines iraniennes violerait l’accord. Il a indiqué que le trafic maritime via le détroit d’Ormuz se poursuit et a appelé à une plus forte implication européenne pour aider à sécuriser la route. Au Japon, le yen a trouvé un certain soutien, sur fond de spéculations d’intervention et après des commentaires du ministère des Finances. La ministre des Finances Satsuki Katayama a réaffirmé la volonté d’agir contre des mouvements excessifs liés à la spéculation (achats/ventes rapides visant un gain à court terme) et a indiqué que le Japon se coordonne étroitement avec les États-Unis. La Banque du Japon devrait laisser son taux directeur inchangé à 0,75% lors de sa prochaine réunion, tout en gardant la possibilité de le relever plus tard (resserrement monétaire, c’est-à-dire hausse des taux pour freiner l’inflation). MUFG estime qu’un message accommodant (dovish, c’est-à-dire favorable à des taux bas) pourrait propulser l’USD/JPY au-dessus de 160, tandis qu’un message plus restrictif (hawkish, plus favorable à des hausses de taux) pourrait aider à stabiliser le yen. Avec ces signaux contradictoires, l’USD/JPY semble enfermé dans une zone tendue juste sous le seuil clé de 160,00. L’amélioration du climat de risque liée aux discussions États-Unis–Iran limite la hausse, mais la prudence de la Banque du Japon empêche une baisse marquée. Dans ce contexte, un mouvement brutal viendrait probablement d’un événement inattendu.Risque d’intervention et positionnement via options
Le principal risque pour ceux qui misent sur une hausse est une intervention des autorités japonaises (action directe sur le marché des changes pour influencer le cours). On se souvient des fortes baisses fin 2024 et mi-2025 lorsque le ministère des Finances est intervenu pour soutenir le yen autour de ces niveaux. Dans ce cadre, acheter des options de vente (put, droit de vendre à un prix fixé) avec un prix d’exercice (strike, le prix auquel l’option peut être exercée) autour de 158,50 peut servir de couverture (hedge, protection) pour les prochaines semaines. La volatilité (ampleur des variations de prix) est au centre du sujet, ce qui rend attractives des stratégies d’options comme le straddle ou le strangle (positions permettant de profiter d’un grand mouvement à la hausse ou à la baisse). La volatilité implicite à un mois sur l’USD/JPY (estimation par le marché des fluctuations futures, déduite des prix d’options) a déjà grimpé à 11,2% ce mois-ci, reflétant l’incertitude avant la prochaine réunion de la BoJ. Cette approche permet de gagner en cas de forte variation, sans devoir anticiper le déclencheur. À l’inverse, si la BoJ se montre plus accommodante que prévu, la paire pourrait franchir 160. Avec l’inflation sous-jacente à Tokyo (core CPI, indice des prix hors éléments très volatils) stable à 2,3% sur un an, certains acteurs estiment que la BoJ retardera tout nouveau relèvement de taux, ce qui relance les stratégies de vente de yen. Dans ce cas, acheter des options d’achat (call, droit d’acheter à un prix fixé) reste une façon de viser une cassure haussière.
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