Perspectives d’inflation et tendances sous-jacentes
La mise à jour pourrait inclure une prévision plus élevée de l’inflation « tous articles » (l’IPC global) en raison de la hausse des prix à la pompe. Les projections d’inflation sous-jacente devraient peu évoluer. Les prévisions de croissance du produit intérieur brut (PIB, la valeur totale des biens et services produits) pourraient être légèrement revues à la baisse. Cela fait suite à des résultats du T4 2025 plus faibles que prévu, à des indicateurs pour le T1 2026 inférieurs aux estimations, et à un marché du travail décevant. La Banque pourrait indiquer que les risques pesant sur la croissance sont orientés à la baisse, tandis que les risques pour l’inflation sont orientés à la hausse.Stratégie de marché et implications pour la devise
Les dernières données d’inflation de mars 2026 confortent cette posture stable, même si elles rendent la lecture difficile pour le marché. Alors que l’IPC global reste élevé à 3,8% sous l’effet de la hausse de l’essence liée à la guerre, les mesures sous-jacentes sur lesquelles la Banque se concentre évoluent correctement, juste sous la cible à 1,9%. Cet écart permet à la banque centrale de justifier une approche patiente et d’ignorer un choc énergétique temporaire. Les chiffres de croissance confirment la prudence de la Banque et donnent des arguments contre des hausses de taux. La faible croissance annualisée du PIB de 0,5% au quatrième trimestre 2025 a été suivie de créations d’emplois limitées: le Canada n’a ajouté que 10 000 emplois le mois dernier, et le taux de chômage est monté à 6,3%. Cette faiblesse de fond suggère que le prochain mouvement de la Banque pourrait autant être une baisse qu’une hausse, même si ce n’est probablement pas pour tout de suite. Pour les intervenants sur les produits dérivés (des contrats financiers dont la valeur dépend d’un autre actif, comme un taux), la stabilité sur les maturités courtes de la courbe des taux (les taux à court terme) plaide pour une stratégie de vente de volatilité (parier sur des variations limitées des prix). Vendre des options (des contrats donnant un droit d’achat ou de vente à un prix fixé) sur des contrats à terme CORRA (référence du taux à très court terme au Canada) arrivant à échéance dans un à deux mois pourrait être rentable, la Banque ayant peu de chances de signaler un changement. En revanche, le déséquilibre des risques — croissance plus faible et inflation plus élevée — peut justifier l’achat d’options à plus longue échéance comme couverture à faible coût contre un tournant plus marqué plus tard dans l’année. Cette divergence de forces crée aussi un tiraillement sur le dollar canadien. L’orientation accommodante de la Banque (une politique qui tend à soutenir l’activité via des taux plus bas) pèse sur la devise, mais des prix du pétrole élevés — le WTI (prix de référence du pétrole américain) se maintenant autour de 95 dollars le baril — apportent un soutien important. Cela plaide pour utiliser des options de change afin de jouer un USD/CAD évoluant dans une fourchette (une paire qui oscille sans tendance claire), tant qu’aucune de ces forces ne prend le dessus.
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