Facteurs de marché et évolution des prix
Les données américaines ont montré un moral des ménages plus faible. L’indice de confiance des consommateurs de l’Université du Michigan est tombé à 49,8 en avril, contre 53,3 en mars, au plus bas depuis 1978. Aux États-Unis, les anticipations d’inflation à un an (prévisions des ménages sur l’inflation) sont montées à 4,7% contre 3,8%, tandis que les anticipations à cinq ans ont progressé à 3,5% contre 3,4%. Les données de Prime Terminal indiquent que les traders (opérateurs de marché) n’anticipent pas de baisse de taux de la Réserve fédérale en 2026. Au Royaume-Uni, les ventes au détail « core » (hors éléments très variables, comme certains produits) ont augmenté de 0,7% sur un mois en mars, après -0,6% en février, aidées par les ventes de carburant. Les ventes au détail « headline » (chiffre global) ont progressé de 1,7% sur un an, au-dessus des prévisions mais légèrement en dessous de la précédente publication. La semaine prochaine comprend la décision de la Fed, le PIB américain (production totale de l’économie), les commandes de biens durables (commandes d’achats de biens conçus pour durer) et les chiffres de l’emploi, ainsi que la décision de taux de la Banque d’Angleterre. Les niveaux techniques cités incluent 1,3516, 1,3411, 1,2986 et 1,3866.Positionnement sur les options et gestion du risque
L’optimisme actuel autour des discussions États-Unis–Iran pèse sur le dollar et rapproche le GBP/USD de 1,3500. Cet appétit pour le risque suggère une dynamique de court terme qui pourrait se prolonger si les nouvelles géopolitiques restent positives. Il faut suivre cette histoire de près, car elle explique l’essentiel de la faiblesse du dollar. Compte tenu d’un tableau technique haussier, avec un prix qui se maintient au-dessus de la zone de support 1,3411 (niveau où la baisse a tendance à s’arrêter), une nouvelle progression reste possible. Une stratégie peut être l’achat d’options d’achat (« call », droit d’acheter à un prix fixé) sur GBP/USD avec des prix d’exercice (strike, prix fixé à l’avance) proches de la résistance 1,3866 (niveau où la hausse a tendance à buter), afin de profiter de la hausse tout en plafonnant le risque maximal. Il faut toutefois surveiller la faiblesse du consommateur américain. Un niveau de confiance à 49,8 correspond à une situation historiquement très dégradée, même inférieure à celle observée lors du choc d’inflation après la pandémie en juin 2022. Un tel pessimisme finit souvent par peser sur les dépenses, ce qui peut fragiliser l’économie américaine. Cette faiblesse s’accompagne d’anticipations d’inflation élevées à 4,7%, ce qui met la Fed dans une position délicate. Un schéma proche a été observé en 2023, avec une inflation « collante » (qui baisse difficilement), ce qui a poussé la Fed à rester ferme et a ensuite soutenu le dollar. Parier sur une faiblesse durable du dollar peut donc être prématuré si l’inflation reste élevée. Côté Royaume-Uni, la hausse des ventes au détail en mars est positive, mais ne suffit pas à signaler un nouveau mouvement. Les données britanniques ont été très instables en 2025: une seule bonne publication, en partie liée aux ventes de carburant, ne confirme pas une amélioration durable. La hausse de la livre semble davantage liée à la faiblesse du dollar qu’à une réelle force de la devise britannique. Alors que la Fed et la Banque d’Angleterre doivent annoncer leurs décisions de taux la semaine prochaine, la volatilité (amplitude des variations de prix) est probable. La tendance haussière actuelle du GBP/USD pourrait se retourner rapidement si la Fed adopte un ton « hawkish » (plus favorable à des taux élevés pour lutter contre l’inflation) ou si la Banque d’Angleterre se montre plus prudente. Dans ce contexte, acheter des options de vente (« put », droit de vendre à un prix fixé) peu chères et « hors de la monnaie » (prix d’exercice éloigné du prix actuel) peut servir de couverture (assurance) contre un retournement brusque du marché.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets