Le blocage d’Ormuz maintient un risque élevé sur l’offre
Le trafic dans le détroit d’Ormuz est resté en grande partie entravé en raison des restrictions de circulation imposées par l’Iran et d’un blocus naval américain des ports iraniens. Ces éléments ont soutenu les cours, même si un dollar américain plus ferme a limité la hausse. Les marchés intégraient une probabilité de plus de 80% que la Réserve fédérale américaine (la Fed, la banque centrale des États-Unis) maintienne ses taux dans la fourchette actuelle en 2026. Cela a soutenu le dollar et réduit l’attrait des matières premières cotées en dollars (quand le dollar monte, ces produits deviennent plus chers pour les acheteurs utilisant d’autres monnaies). Le WTI est une référence du pétrole brut américain (un prix de référence utilisé par le marché). Il est dit « léger » et « doux » (pétrole peu dense et pauvre en soufre, donc plus facile et moins coûteux à raffiner). Il est distribué via le hub de Cushing (grand centre de stockage et de livraison aux États-Unis, en Oklahoma). Son prix dépend de l’offre et de la demande, des tensions géopolitiques, des décisions de l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole), de l’évolution du dollar, et des rapports hebdomadaires sur les stocks de l’API (industrie pétrolière américaine) et de l’EIA (agence publique américaine), qui donnent des estimations souvent proches. Avec un WTI qui se maintient au-dessus de 94 $ le baril, la tension autour du détroit d’Ormuz reste le principal moteur des prix. L’absence de progrès dans les discussions Washington-Téhéran suggère que ce risque sur l’offre ne disparaîtra pas rapidement.Conséquences pour le trading et principaux risques
La menace sur le détroit d’Ormuz est majeure, car plus de 20 millions de barils de pétrole y transitent chaque jour, soit environ 21% de la consommation mondiale de produits pétroliers. Un blocage prolongé pourrait pousser les prix bien au-delà de 100 $. Les investisseurs surveilleront les mouvements navals et les déclarations diplomatiques des deux camps pour détecter tout durcissement. Cependant, un dollar fort constitue un frein important et limite les gains immédiats du pétrole. Avec l’inflation américaine mesurée par le CPI (indice des prix à la consommation) ressortie à 3,5% en mars, le marché anticipe majoritairement des taux inchangés jusqu’en 2026. Une politique monétaire restrictive (taux élevés pour contenir l’inflation) tend à soutenir le dollar et à freiner une envolée rapide des prix du pétrole. Les données de stocks vont dans le sens d’un marché tendu (offre limitée par rapport à la demande). Le dernier rapport de l’EIA a montré une baisse inattendue des stocks de 3,1 millions de barils (un « déstockage », c’est-à-dire une diminution des réserves), à l’opposé des attentes d’une légère hausse. Le prochain rapport mercredi sera suivi de près : un nouveau déstockage notable pourrait rapprocher les prix de la résistance clé autour de 95 $ (zone où l’offre est souvent suffisante pour freiner la hausse). Dans ce contexte, l’achat d’options d’achat (« calls », instrument donnant le droit d’acheter à un prix fixé) avec des prix d’exercice au-dessus de 95 $ pour les échéances de mai et juin peut être une approche adaptée. Cela permet de viser une hausse si le seuil psychologique (niveau rond, souvent très suivi) est franchi. Un mouvement vers 98-100 $ paraît plausible si la situation à Ormuz reste bloquée. Le pic au-delà de 100 $ fin 2025 lors du premier blocus naval montre la vitesse de réaction du marché. Il reste donc pertinent de couvrir (réduire le risque) des positions acheteuses avec des options de vente (« puts ») hors de la monnaie (prix d’exercice éloigné du cours actuel, moins coûteux). Une avancée diplomatique soudaine pourrait déclencher un retournement rapide, et il faut en tenir compte.
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