Les marchés attendent la décision de la Fed
Les marchés surveillent les décisions des banques centrales, dont celle de la Réserve fédérale américaine (Fed) mercredi. La Fed devrait largement laisser ses taux inchangés, et Jerome Powell pourrait être remplacé par l’ancien gouverneur Kevin Warsh. L’or évolue dans un canal horizontal plus large (zone de variation entre un plancher et un plafond), avec un support autour de 4 600 $ (niveau où la baisse a tendance à s’arrêter grâce aux achats). Sur le graphique en 4 heures, le RSI est proche de 45 (indicateur de momentum : au-dessous de 50, la dynamique est plutôt faible) et le MACD est positif mais bute sur une résistance (outil qui compare deux moyennes mobiles pour juger la tendance, ici encore freinée). Les replis ont tenu au-dessus d’environ 4 660 $, tandis qu’une cassure sous 4 600 $ pourrait ouvrir la voie vers le point bas du 26 mars, proche de 4 350 $. La résistance se situe entre 4 745 $ et 4 770 $ (zone où les ventes tendent à bloquer la hausse), avec le haut du canal près de 4 885 $. Les banques centrales ont ajouté 1 136 tonnes d’or, pour environ 70 milliards de dollars, en 2022, un record annuel. L’or évolue souvent à l’inverse du dollar et des emprunts d’État américains (*Treasuries*, obligations du Trésor des États-Unis), et a tendance à monter quand les taux baissent.Les stratégies sur la volatilité au premier plan
Vu l’hésitation du marché autour de 4 700 $, la fourchette actuelle très serrée peut être interprétée comme une phase de préparation à un mouvement plus ample. La réunion de la Fed cette semaine est le déclencheur le plus probable. Dans ce contexte, détenir des positions qui gagnent quand la volatilité augmente (ampleur des variations de prix), comme un *long straddle*, peut être pertinent. Cette stratégie consiste à acheter à la fois une option d’achat (*call*, droit d’acheter à un prix fixé) et une option de vente (*put*, droit de vendre à un prix fixé) avec le même prix d’exercice (prix fixé à l’avance) et la même échéance (date d’expiration). La situation géopolitique autour du conflit États-Unis–Iran reste un facteur clé, soutenant le prix. Si l’espoir d’un accord a affaibli le DXY, l’annulation récente des pourparlers et la fermeture prolongée du détroit d’Ormuz montrent que cet espoir reste fragile. Une rupture nette des négociations déclencherait probablement une recherche de valeurs refuges (achat d’actifs jugés sûrs), propulsant l’or au-dessus de la résistance ferme proche de 4 770 $. Pour un scénario baissier, une cassure sous le support de 4 600 $ serait un signal important. On pourrait alors envisager d’acheter des options *put* ou d’initier des positions vendeuses sur contrats à terme (*futures*, contrats standardisés pour acheter/vendre plus tard à un prix fixé), avec un objectif vers 4 350 $ (plus bas du 26 mars). Cette lecture s’appuie sur les dernières données d’inflation américaine de mars 2026, ressorties à 3,1%, un niveau élevé qui pourrait pousser la Fed à garder un ton plus restrictif que prévu (politique de taux visant à freiner l’inflation). À l’inverse, tout signe d’un changement vers une politique plus souple (baisse attendue des taux) de la Fed, ou la confirmation d’une posture plus accommodante de Kevin Warsh, serait un soutien majeur pour l’or. Une cassure confirmée au-dessus de 4 770 $ serait un déclencheur pour acheter des options *call*, en visant un mouvement vers le haut du canal autour de 4 885 $. Cette vision positive à horizon plus long est renforcée par la forte demande des banques centrales : le World Gold Council indique que 290 tonnes supplémentaires ont été ajoutées aux réserves officielles au premier trimestre 2026.
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