Ralentissement des usines au Texas et implications pour les marchés
La baisse de l’indice manufacturier de la Fed de Dallas à -2,3 montre que le ralentissement au Texas s’aggrave. Ce rapport constitue un signal d’alerte pour l’économie américaine, compte tenu du poids de l’État dans la production industrielle. Cela plaide pour une approche plus prudente dans les stratégies de marché dans les semaines à venir. Ces données régionales concordent avec le dernier ISM Manufacturing PMI national, tombé à 49,8, repassant en zone de contraction (c’est-à-dire sous 50, niveau qui indique un recul de l’activité). Ces chiffres suggèrent que l’affaiblissement de la demande de biens (produits manufacturés) n’est pas un phénomène isolé et mettent en lumière l’état de l’ensemble du secteur industriel. L’incertitude augmente, les marchés étant partagés entre des signes de ralentissement et une Réserve fédérale (banque centrale américaine) concentrée sur l’inflation. Dans ce contexte, il peut être pertinent d’envisager l’achat de « puts » de protection (options qui prennent de la valeur si le prix baisse) sur des ETF industriels et de transport (fonds cotés en Bourse qui répliquent un panier d’actions d’un secteur). L’indice VIX du CBOE, souvent appelé « indice de la peur » (mesure de la volatilité attendue sur le marché américain), évolue autour de 17, un niveau historiquement modéré qui rend la couverture via des options relativement moins coûteuse. Vendre des « call spreads » hors de la monnaie (stratégie d’options qui limite le gain et le risque, avec un prix d’exercice au-dessus du cours actuel) sur des actions industrielles ayant déjà annoncé des perspectives de bénéfices plus faibles peut aussi être envisagé. La situation est compliquée par le dernier chiffre du CPI « core » (inflation sous-jacente, qui exclut généralement l’énergie et l’alimentation, plus volatiles), qui montre une inflation toujours au-dessus de l’objectif de la Fed, à 3,6%. Par le passé, on a observé une faiblesse industrielle comparable, mais le marché anticipait alors des baisses rapides de taux. Avec une inflation encore élevée aujourd’hui, la banque centrale dispose de moins de marge pour soutenir l’économie, ce qui peut rendre toute baisse des actions plus difficile à absorber. Dans les prochaines semaines, l’attention se portera sur les résultats du 1er trimestre (Q1) des grands groupes industriels pour confirmer ce ralentissement. Toute « guidance » (prévisions et indications données par les entreprises sur l’activité à venir) signalant une baisse des commandes futures pourrait accentuer la pression sur les marchés. Dans ces conditions, conserver un positionnement baissier à neutre via des produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent, comme les options) peut être une réponse cohérente pour gérer le risque.Signaux clés à surveiller dans les prochaines semaines
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