Contexte historique : RSI à des niveaux extrêmes
Pour comparer avec les excès passés, des cas similaires ont été définis comme un RSI5 supérieur à 95,0 et un RSI14 supérieur à 83,5. Depuis 1994, cela s’est produit trois fois, et trois autres fois un seul des deux seuils a été franchi. Sur l’ensemble des six cas, le mouvement immédiat moyen a été de -7 %, avec une fourchette de -5 % à -11 %. Le rendement moyen à horizon intermédiaire a été de 15 % (de 5 % à 67 %), 1998 étant le seul cas négatif. À 12 mois, le rendement moyen a été de 8 %, allant de -40 % à +80 %, 1998 restant l’exception. En excluant 1998, les rendements moyens à horizon intermédiaire et à 12 mois ressortent à +25 % (5 % à 67 %) et -26 % (-39 % à -2 %). Un comptage en vagues d’Elliott (méthode qui découpe les tendances en phases de hausse et de correction) situe une zone de repli à 9 700 ± 200, suivie d’un mouvement vers 13 000+. Il évoque aussi un cycle ultérieur qui mettrait fin à la hausse depuis le point bas d’avril 2025, puis ouvrirait la voie à un nouveau marché baissier (phase prolongée de baisse).Cadre de positionnement à court terme
La hausse récente de 50 % du SOX signale une force extrême, mais aussi un essoufflement. Cette série historique de 18 séances gagnantes a propulsé le RSI à 5 séances à un record de 98,7. Malgré de bons résultats du T1 2026 publiés la semaine dernière par des acteurs clés du secteur, l’indice peine à monter davantage, signe d’un mouvement trop tendu. Les six épisodes depuis 1994 présentant des niveaux comparables ont été suivis, en moyenne, d’un repli immédiat de 7 %. La baisse observée se situe entre 5 % et 11 %, ce qui cadre les attentes à court terme. L’analyse en vagues va dans le même sens : la hausse principale semble terminée et une phase de correction (repli) s’ouvre, identifiée comme la vague 4. L’objectif de cette correction se situe vers 9 700 ± 200. Pour les prochaines semaines, les opérateurs sur produits dérivés (instruments dont le prix dépend d’un actif, comme les options) peuvent se préparer à une baisse depuis environ 10 450. Le dernier indicateur d’inflation Core PCE (mesure de l’inflation de base suivie par la Fed, hors éléments très volatils) pour mars 2026, ressorti plus élevé que prévu à 3,1 %, constitue un facteur défavorable pouvant déclencher ce repli. Des stratégies comme l’achat de puts (options qui gagnent en valeur si le marché baisse) ou des spreads de puts à débit (achat et vente de puts pour limiter le coût et le risque) permettent de viser ce mouvement tout en encadrant le risque. Ce repli est vu comme une pause avant une nouvelle jambe de hausse vers 13 000+. Hors l’anomalie de 1998, l’historique montre qu’après le repli initial, l’indice a progressé en moyenne de 25 % à horizon intermédiaire, ce qui ferait de la fin de la correction une zone favorable pour des positions haussières via options d’achat (calls) ou spreads haussiers (montages d’options visant une hausse avec risque limité). À plus long terme, l’historique signale un risque accru à environ un an. Une fois la dernière vague de hausse terminée, les précédents suggèrent une baisse marquée, avec une perte moyenne de 26 % sur les 12 mois suivants, ce qui correspond à un scénario de nouveau marché baissier.
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