Données américaines et perspectives de la Fed
Aux États-Unis, le FOMC (comité de politique monétaire de la Réserve fédérale) devrait maintenir mercredi le taux des fed funds (taux directeur américain) dans une fourchette de 3,50% à 3,75%. Il s’agit de la dernière réunion de Jerome Powell avant la fin de son mandat, le 15 mai. Après une inflation globale de mars à 3,3% et une révision du PIB (produit intérieur brut) du T4 2025 à 0,5%, l’attention se tourne vers le PIB du T1 jeudi (consensus 2,2%) et le Core PCE (inflation sous-jacente, qui exclut notamment l’énergie et l’alimentation) attendu à 3,2% sur un an, ainsi que l’ISM Manufacturing PMI de vendredi (indice des directeurs d’achats du secteur manufacturier, baromètre avancé de l’activité). Le NZD évolue avec la croissance néo-zélandaise et la politique de la RBNZ, et il est aussi sensible à l’économie chinoise et aux prix des produits laitiers. Il a tendance à monter quand les investisseurs acceptent davantage de risque («risk-on») et à baisser quand les marchés recherchent des valeurs refuges, comme le dollar américain.Écarts de taux et soutien du marché en phase de reflux
Côté américain, la Réserve fédérale a maintenu ses taux une grande partie de 2025 avant une dernière hausse de 0,25 point en fin d’année, portant le taux des fed funds à 4,0%. L’écart de taux (différence entre les taux des deux pays, qui influence les flux vers la devise offrant le meilleur rendement) en faveur du NZD a donc atteint un pic et n’apporte plus le même soutien. Le Core PCE de mars 2026 est ressorti à 2,8%, ce qui réduit l’intérêt d’une baisse rapide des taux de la Fed. Les facteurs fondamentaux du «Kiwi» (surnom du dollar néo-zélandais) envoient aussi des signaux d’alerte. Les dernières enchères de Global Dairy Trade ont montré un recul des prix moyens de 3,5% sur un mois, ce qui pèse directement sur un secteur clé des exportations. Par ailleurs, l’indice PMI manufacturier chinois s’est établi à 50,3: au-dessus de 50, il signale une expansion, mais à un rythme faible, ce qui suggère une demande molle de la part du principal partenaire commercial de la Nouvelle-Zélande. Les risques géopolitiques ont également changé. Après la stabilisation du détroit d’Ormuz, l’attention se porte désormais sur la volatilité liée au cycle électoral américain. Ce contexte renforce généralement la demande pour le dollar, valeur refuge, ce qui constitue un frein important pour le NZD/USD.
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