Signaux de « pression maximale »
Bessent a dit avoir évoqué avec l’UE les risques liés à une surcapacité de production (autrement dit, trop de production par rapport à la demande, ce qui peut peser sur les prix et perturber les marchés). Aucun autre détail n’a été donné. Les prix de marché ont progressé après ces déclarations. Le West Texas Intermediate (WTI, un pétrole brut de référence américain) gagnait 1,35% sur la séance, à 94,65 dollars au moment de la rédaction. Avec le WTI déjà à 94,65 dollars, le message immédiat est un risque de nouvelle hausse. Cet avertissement de « pression maximale » sur l’Iran ajoute une prime de risque géopolitique (un supplément de prix lié aux tensions internationales) sur le marché. En cas d’escalade, les prix pourraient rapidement se rapprocher du seuil symbolique de 100 dollars le baril. Il ne s’agit pas seulement des compagnies aériennes : c’est un signal que les États-Unis sont prêts à durcir leur position contre l’activité économique iranienne. D’après des données de suivi des pétroliers (informations qui permettent d’estimer les flux d’exportation via les mouvements des navires), les exportations de brut iranien sont restées élevées fin 2025, proches de 1,5 million de barils par jour en moyenne. La menace de sanctions extraterritoriales (sanctions visant aussi des acteurs étrangers qui commercent avec un pays sanctionné) mettrait cette offre en danger et tendrait un équilibre mondial déjà fragile.Contraintes côté offre
Cette évolution intervient alors que l’offre est déjà limitée. Plus tôt ce mois-ci, l’Opep+ (alliance de l’Opep et de pays producteurs partenaires) a accepté de maintenir ses réductions volontaires de production de 2,2 millions de barils par jour jusqu’à la fin du deuxième trimestre. Avec de grands producteurs qui retiennent l’offre, le marché dispose de peu de marge de sécurité pour absorber une perturbation venue d’Iran. On avait observé une hausse comparable, mais plus modeste, l’an dernier, lorsque les discussions diplomatiques à Vienne avaient commencé à se dégrader. Le mouvement de prix de mi-2025 montrait à quel point le marché pétrolier réagit aux nouvelles de la région. Cela suggère que la hausse actuelle s’appuie sur des éléments concrets, d’après les réactions passées du marché. Pour les opérateurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif comme le pétrole), cela plaide pour l’achat d’options d’achat (contrats donnant le droit d’acheter à un prix fixé) dans les prochaines semaines, en visant des contrats de juin et juillet 2026 avec des prix d’exercice (prix fixé dans le contrat) à 100 dollars ou plus. La montée des tensions fera grimper la volatilité implicite (niveau de volatilité anticipé par le marché, intégré dans le prix des options), rendant ces options plus coûteuses et reflétant le risque réel de hausse brutale. Envisager des « call spreads » verticaux (stratégie consistant à acheter une option d’achat et à en vendre une autre à un prix d’exercice plus élevé, pour limiter le coût et encadrer le risque) peut être une approche prudente pour se positionner sur une poursuite de la hausse.
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