Key Geopolitical Drivers
Le Wall Street Journal a rapporté que le président américain Donald Trump doutait de la bonne foi de l’Iran et de sa volonté d’accepter son exigence d’arrêter l’enrichissement nucléaire (production de matière pouvant servir à un programme nucléaire). Dans le même temps, les perturbations du transport maritime via le détroit d’Ormuz maintenaient les prix du pétrole brut à des niveaux élevés. La hausse du pétrole a soutenu le dollar canadien et a limité les gains de l’USD/CAD. Les intervenants de marché (investisseurs et opérateurs) restaient aussi prudents avant les décisions des banques centrales. La Banque du Canada doit annoncer sa politique mercredi, suivie du résultat de la réunion de deux jours du FOMC (comité de la Réserve fédérale qui décide des taux d’intérêt). Les marchés surveillent si la hausse des prix de l’énergie alimente l’inflation (hausse générale des prix) et modifie les perspectives de politique monétaire (orientation des taux), ce qui pourrait guider le prochain mouvement de l’USD/CAD. L’USD/CAD montre un regain de fermeté, autour de 1,3750 au 28 avril 2026. Ce mouvement rappelle l’incertitude observée en 2025 lors des tensions géopolitiques entre les États-Unis et l’Iran : des facteurs économiques opposés avaient alors maintenu la paire dans une fourchette étroite (évolution entre deux niveaux sans tendance claire), un schéma qui pourrait réapparaître.Policy Divergence Outlook
Le pétrole reste un facteur clé. Le WTI (référence du pétrole américain) se maintient au-dessus de 85 dollars le baril, un niveau qui soutient généralement le dollar canadien. Contrairement aux flambées brutales liées au conflit en 2025, les prix élevés actuels s’expliquent par une offre volontairement limitée et une demande mondiale stable. Cela crée un socle pour le dollar canadien, mais sans suffire à le faire nettement monter face au dollar américain. Le principal moteur est désormais l’écart de politique monétaire entre la Banque du Canada (BoC) et la Réserve fédérale américaine (Fed). L’inflation canadienne ayant ralenti à 2,5%, la BoC évoque ouvertement d’éventuelles baisses de taux (réduction du coût du crédit) d’ici l’été. À l’inverse, la Fed reste ferme après une inflation américaine plus élevée que prévu à 3,4%, ce qui repousse les anticipations de baisse de taux. Cette confrontation suggère que la volatilité implicite des options USD/CAD (volatilité attendue par le marché, déduite du prix des options) est probablement trop basse pour les prochaines semaines. Les investisseurs sur produits dérivés (instruments dont la valeur dépend d’un actif, comme les options) pourraient envisager des stratégies profitant d’un mouvement significatif dans un sens ou l’autre, comme un « long straddle » (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice et à la même échéance), plutôt que de parier uniquement sur une direction. Le marché anticipe un calme que les données économiques divergentes ne justifient pas. Prendre des positions via des options à trois mois (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé, sur une période donnée) peut ainsi être une approche prudente pour tirer parti des réactions aux prochaines réunions de banques centrales. Un franchissement durable de 1,3800 serait un signal de renforcement supplémentaire du dollar américain. À l’inverse, un échec sous cette résistance (niveau qui bloque la hausse) pourrait ramener la paire vers le support de 1,3650 (niveau où la baisse a tendance à se stabiliser), en cas de commentaires accommodants de la Fed (« dovish », favorables à des taux plus bas).
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