Signaux des banques centrales et réaction des marchés
La Banque du Japon a laissé sa politique monétaire inchangée lors de sa réunion d’avril. Elle a relevé sa prévision médiane d’inflation sous-jacente (CPI hors éléments très volatils) pour l’exercice 2026 à 2,8% contre 1,9%. Son gouverneur, Kazuo Ueda, a déclaré que les taux d’intérêt réels (taux nominaux corrigés de l’inflation) sont très bas et que la banque continuera de relever son taux directeur quand les conditions le permettront. L’USD/JPY est passé sous 159,00 après la décision, puis s’est redressé pour revenir proche de l’équilibre, légèrement sous 159,50. L’EUR/USD recule autour de 1,1700 après avoir effacé une partie des pertes de lundi pendant la séance américaine. L’AUD/USD se replie vers 0,7170 après avoir gagné plus de 0,5% lundi, alors que l’inflation australienne (CPI) est attendue mercredi en Asie. Le GBP/USD glisse vers 1,3500 alors que la Chambre des communes doit voter sur une enquête du Committee of Privileges (commission parlementaire chargée des questions de privilèges et de discipline). L’or passe sous 4.650 dollars, au plus bas depuis trois semaines. La baisse des chances d’un accord entre les États-Unis et l’Iran place l’énergie au centre de l’attention. Avec un baril déjà proche de 97 dollars, on peut envisager d’acheter des options d’achat (« call », droit d’acheter à un prix fixé) sur des contrats à terme sur le pétrole (futures, contrats standardisés). Cela permet de profiter d’une nouvelle hausse si le détroit d’Ormuz reste un point de tension, tout en limitant la perte au montant payé pour l’option.Tensions sur les stocks et prime de risque sur le pétrole
Les données récentes de l’EIA (Energy Information Administration, agence américaine de l’énergie) montrent des stocks mondiaux de pétrole sous leur moyenne sur cinq ans, ce qui accentue la réaction du marché au moindre risque de rupture d’approvisionnement. Lors d’épisodes géopolitiques comparables au début des années 2020, les prix ont bougé très vite ; un passage au-dessus de 100 dollars paraît donc possible. Cette tension remet une « prime de risque » sur chaque baril, c’est-à-dire un surcoût lié à l’incertitude sur l’offre. Sur le marché des changes, la Banque du Japon laisse entrevoir un changement important via sa prévision d’inflation plus élevée et l’idée de nouvelles hausses de taux. Cela favoriserait le yen, mais pour l’instant le dollar, valeur refuge (actif recherché en période d’incertitude), domine et maintient l’USD/JPY près de 159,50. Ces forces opposées suggèrent de privilégier des options pour jouer la volatilité (amplitude des variations), plutôt que de parier sur un sens unique. La baisse de l’or sous 4.650 dollars est surprenante vu le contexte, mais elle souligne la force du dollar. Cette faiblesse peut offrir un point d’entrée via des options d’achat sur l’or à un prix plus bas. Historiquement, lors de crises majeures comme en 2022, le dollar et l’or peuvent monter ensemble lorsque les investisseurs cherchent la sécurité, ce qui signifie que l’or peut progresser même avec un dollar fort si le conflit s’aggrave. Pour les marchés actions, le risque géopolitique et un pétrole élevé constituent un frein important. La volatilité pourrait augmenter, avec un VIX (indice de volatilité implicite du S&P 500, souvent vu comme un baromètre de la peur) susceptible de rester au-dessus de 20. Acheter des options de vente (« put », droit de vendre à un prix fixé) sur les grands indices peut servir de couverture contre un repli dans les prochaines semaines.
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