Les anticipations d’inflation repartent à la hausse
L’article souligne que le marché du travail est moins tendu qu’en 2022, c’est-à-dire qu’il y a moins de pénuries de main-d’œuvre. Cela pourrait réduire le risque d’une inflation alimentée par les salaires, via des « effets de second tour » (quand la hausse des prix pousse à des hausses de salaires, qui renchérissent à nouveau les prix). L’incertitude persistante signifie que la BCE devrait rester très attentive aux nouvelles données publiées. Les anticipations d’inflation des ménages sont nettement supérieures à ce qui était attendu. La dernière enquête indique 4,0 % d’inflation anticipée à un an et 3,0 % à trois ans, bien au-dessus des prévisions. Cela nourrit la crainte que les tensions sur les prix s’installent dans la durée, au-delà de chocs temporaires. À l’approche de la réunion de la Banque centrale européenne du 30 avril, il faut se préparer à une communication plus « restrictive » (plus favorable à des taux élevés pour freiner l’inflation). Cela a déjà poussé les marchés à revoir les prix des contrats à terme sur taux d’intérêt (des instruments qui reflètent les anticipations de taux futurs), repoussant l’horizon d’éventuelles baisses de taux au-delà de 2027. Ce mouvement suggère que la politique monétaire pourrait rester plus stricte plus longtemps que prévu.Se positionner pour une volatilité plus élevée
Cette incertitude est un signal clair d’un risque accru de volatilité (des variations de prix plus fortes) sur les actifs libellés en euros. On observe déjà une hausse de la volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché, déduite du prix des options) sur les options EUR/USD. Les opérateurs peuvent alors envisager des stratégies qui profitent de mouvements plus amples. Des options comme les straddles ou les strangles (stratégies d’options visant à tirer parti de forts mouvements, à la hausse ou à la baisse) peuvent devenir plus attractives. Cependant, il faut aussi prendre en compte que le marché du travail n’est pas aussi tendu qu’au moment de la reprise post-pandémie de 2022. Le taux de chômage de la zone euro a récemment remonté à 6,7 %, ce qui peut réduire le risque d’une spirale salaires-prix (quand salaires et prix se renchérissent mutuellement). Ce mélange de signaux explique pourquoi la BCE restera très dépendante des prochaines statistiques. L’estimation rapide de l’inflation d’avril, ressortie à 3,1 % (une première estimation publiée avant les données définitives), va dans le sens de pressions sur les prix qui durent. Dans les semaines à venir, les positions sur produits dérivés (instruments financiers basés sur un actif, comme les options ou les contrats à terme) devraient être gérées en surveillant de près les données sur les salaires et les prochaines premières estimations d’inflation. Tout signe d’accélération des salaires pourrait déclencher un durcissement encore plus marqué de la part de la banque centrale.
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