Risque lié au calendrier de la Fed et statistiques américaines
Aux États-Unis, la décision de la Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine) est attendue mercredi à 18h00 UTC, avec des taux anticipés inchangés entre 3,50 % et 3,75 %. Le marché suivra aussi, jeudi, le PIB (produit intérieur brut) du 1er trimestre et le Core PCE (indice d’inflation préféré de la Fed hors éléments volatils comme l’énergie et l’alimentation). Le Core PCE est attendu à 3,2 % sur un an, contre 3 % précédemment. Sur une vue 15 minutes, la paire est restée sous l’ouverture du jour à 0,5915, avec un Stochastic RSI (indicateur de momentum, c’est-à-dire de vitesse du mouvement des prix, basé sur le RSI) proche de 44. En données quotidiennes, elle évoluait autour de 0,5885 au-dessus des EMA 200 et 50 périodes (moyennes mobiles exponentielles, indicateurs de tendance qui pondèrent davantage les prix récents) situées vers 0,5850–0,5860, tandis que le Stochastic RSI se plaçait près de 74. En revenant à mi-2025, le dollar américain s’était nettement renforcé à l’approche des réunions de la Fed. Le ton « hawkish » (restrictif, donc favorable à des taux élevés) de la Fed, lié à une inflation persistante dans le contexte du conflit avec l’Iran, avait fait passer le NZD/USD sous le support de 0,5850 (zone de prix où la baisse avait tendance à se stabiliser). La pression baissière avait perduré au second semestre 2025, la Fed maintenant ses taux à un niveau élevé. Le contexte a depuis fortement changé à l’approche de mai 2026. Les tensions géopolitiques se sont apaisées fin 2025, entraînant un repli des prix du pétrole et contribuant à freiner l’inflation mondiale. L’inflation Core PCE américaine est désormais tombée à 2,7 % selon le rapport de mars 2026, en nette baisse par rapport aux 3,2 % redoutés en 2025.Divergence RBNZ/Fed et biais sur le dollar néo-zélandais
Cela crée une divergence de politique monétaire (écart de stratégie de taux entre banques centrales). La RBNZ, confrontée à des données domestiques plus faibles comme la confiance des consommateurs ANZ à 85,1, a déjà abaissé son taux directeur (principal taux fixé par la banque centrale) à 5,25 % en février. La Fed, elle, ne fait que signaler une possible première baisse de taux cet été, ce qui peut soutenir le dollar néo-zélandais (un « tailwind » désigne un facteur favorable). Dans ce contexte, certains opérateurs peuvent envisager un positionnement sur une poursuite de la hausse du NZD/USD. Acheter des options d’achat (« call », contrat donnant le droit d’acheter à un prix fixé) avec un prix d’exercice autour de 0,6150 et une échéance de deux à trois mois est une manière de viser une hausse tout en limitant précisément le risque. Cette approche s’appuie sur l’évolution de l’écart de taux (« interest rate differential », différence de rémunération entre deux devises) en faveur du dollar néo-zélandais.
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