Positionnement sur le dollar avant le FOMC
Selon l’analyse, la Fed ne devrait pas modifier sa politique de façon majeure. Elle ajoute que les risques liés à l’inflation et aux tensions d’approvisionnement mondiales pourraient pousser la Fed à éviter un affaiblissement du dollar en adoptant un ton plus accommodant (dovish, c’est-à-dire plus favorable au maintien de taux bas ou à des baisses de taux). Elle note aussi que des hausses de taux dans d’autres pays pourraient être une erreur de politique monétaire. Cela réduirait l’impact des écarts de taux d’intérêt (différences de rémunération entre devises) comme facteur de pression à la baisse sur le dollar. Le dollar affiche une fermeté notable avant la prochaine réunion de la Réserve fédérale. On observe la première séquence de cinq jours d’achats nets en trois mois, signe d’une demande plus solide. Cela suggère que les opérateurs se positionnent pour un dollar capable de résister, même si la Fed adopte un ton plus prudent. Les données récentes vont dans ce sens: l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation payée par les ménages) de mars indique une inflation encore élevée à 3,1%, et le dernier rapport sur l’emploi fait état de 250.000 créations de postes. Ces éléments donnent peu de raisons à la banque centrale de préparer des baisses de taux marquées, ce qui soutient le dollar. Pour les intervenants sur les produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme les options), un fort recul du dollar paraît peu probable à court terme.Configuration de vente de volatilité
Dans ce contexte, vendre des options de vente (puts, instruments qui gagnent en valeur si le prix baisse) très en dehors de la monnaie (out-of-the-money, c’est-à-dire dont le prix d’exercice est loin du niveau actuel) sur l’indice du dollar (DXY, indice mesurant le dollar face à un panier de devises) ou sur des paires comme USD/JPY peut être une stratégie. L’objectif est d’encaisser la prime (revenu perçu en vendant l’option), en pariant que la baisse du dollar est limitée. On constate aussi une forte hausse de l’usage des liquidités en dollars et des placements très courts. Cette masse de liquidités en attente pourrait revenir sur le marché après la réunion, ce qui pourrait freiner une hausse durable de la volatilité (ampleur des variations de prix). Pour les opérateurs, cela signifie que des options de maturité longue (long-dated, options qui expirent loin dans le temps) peuvent être chères, car ces liquidités peuvent stabiliser le marché une fois la trajectoire de politique monétaire clarifiée. Il faut aussi garder en tête que l’incertitude avait rendu les marchés heurtés fin 2025, ce qui explique pourquoi une partie du capital attend encore un signal. Il faut également surveiller d’éventuelles erreurs des autres banques centrales. La Banque centrale européenne, par exemple, évoque des hausses de taux pour combattre son inflation, alors que le PMI manufacturier (indice d’activité: au-dessous de 50, il signale une contraction) a reculé à 48,5. Une faiblesse à l’étranger liée à ce type de choix pourrait ramener des flux vers le dollar, considéré comme valeur refuge, limitant encore le risque de baisse. Dans ce cadre, les opérateurs peuvent privilégier des stratégies qui profitent d’un marché en range (évolution dans une fourchette) ou d’un dollar stable à plus ferme. Vendre de la volatilité via des montages comme des straddles (vente simultanée d’un call et d’un put au même prix d’exercice) ou des strangles (vente d’un call et d’un put à des prix d’exercice différents) sur des paires comme EUR/USD peut être intéressant. Cette approche gagne si le mouvement initial après l’annonce s’essouffle rapidement et que la paire revient dans sa zone récente.
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