Trajectoire de politique monétaire plus incertaine
Jerome Powell a déclaré que la politique monétaire n’est pas sur une trajectoire prédéfinie et reste appropriée, avec des risques des deux côtés du double mandat (stabilité des prix et plein emploi). Il a cité l’inflation PCE (indice des dépenses de consommation des ménages, la mesure d’inflation privilégiée par la Fed) à 3,5 % en mars et le PCE « core » (inflation hors énergie et alimentation, plus stable) à 3,2 %, avec des anticipations d’inflation à court terme plus élevées et des anticipations à long terme compatibles avec 2 %. Powell a indiqué que le taux directeur se situe dans le haut de la zone « neutre » (niveau qui ne stimule ni ne freine l’économie) et est légèrement restrictif (il freine un peu l’activité). Il a ajouté que la Fed peut aller dans un sens comme dans l’autre. Il a précisé que personne ne réclame une hausse de taux à ce stade, mais que la Fed communiquerait avant toute hausse ou baisse. Après l’annonce, l’indice du dollar (DXY, mesure du dollar face à un panier de grandes devises) est monté vers 99,00, tandis que les rendements des bons du Trésor américain (taux des obligations américaines) progressaient. L’outil CME FedWatch (indicateur de marché basé sur les contrats à terme, qui estime les probabilités de trajectoire des taux) indiquait environ 80 % de probabilité que les taux restent à ce niveau d’ici fin 2026, avec une probabilité faible voire nulle de baisse avant au moins septembre.Positionnement de marché et volatilité
Avec une inflation PCE à 3,5 % et le pétrole WTI (référence du pétrole américain) au-dessus de 90 dollars le baril, l’attention du marché a changé. Les marchés de dérivés (produits financiers dont la valeur dépend d’un actif comme un taux, une devise ou un indice) réduisent désormais les baisses de taux attendues pour le reste de l’année, reflétant le risque que l’inflation reste durablement élevée. La progression du DXY vers 99,00 montre que les intervenants se positionnent pour un dollar plus fort. Cela est renforcé par la hausse des rendements américains, qui rend les actifs libellés en dollars (actifs dont le prix et les revenus sont en dollars) plus attractifs. Des stratégies sur options (instruments qui donnent le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé) visant à profiter d’un dollar plus ferme, ou à se protéger contre un affaiblissement, peuvent être envisagées dans les prochaines semaines. Le vote partagé (8–4) au sein du comité traduit un désaccord interne important, ce qui augmente le risque de volatilité (variations rapides et fortes des prix). Dans les 60 prochains jours, il faut s’attendre à des mouvements marqués à chaque statistique majeure, en particulier l’IPC/CPI (indice des prix à la consommation) et les rapports sur l’emploi. Cet environnement peut convenir à des stratégies axées sur la volatilité, comme les straddles (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice) ou les strangles (même approche mais avec des prix d’exercice différents), sur les grands indices et les principales paires de devises.
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