Décision de la Fed et perspectives de taux
À 18h00 GMT, le FOMC (comité de la Fed qui fixe les taux) a maintenu la fourchette cible des fed funds (taux directeur de court terme) à 3,5%–3,75%, conformément aux attentes. Le vote a enregistré quatre dissidences: trois membres souhaitaient retirer un biais d’assouplissement (formulation suggérant des baisses futures de taux) et Stephen Miran plaidait pour une baisse. Jerome Powell a indiqué qu’il resterait au Board (conseil des gouverneurs) après la fin de son mandat de président le 15 mai. Après 20h00 GMT, Microsoft a indiqué que Azure (plateforme de cloud, c’est-à-dire de services informatiques à distance) avait progressé de 40% sur un an. Alphabet a fait état d’une hausse de 63% de Google Cloud, et AWS (cloud d’Amazon) a augmenté de 28%, son rythme le plus élevé depuis trois ans. Qualcomm a gagné plus de 13%, avec un chiffre d’affaires Automobile en hausse de 38% sur un an à un record. En revanche, la marge brute du cloud de Microsoft (part du chiffre d’affaires restant après les coûts directs) a reculé à 66%, et Amazon a perdu plus de 3% en séance d’après-clôture. Meta a relevé sa prévision de capex 2026 (dépenses d’investissement, par exemple data centers et serveurs) à 125–145 milliards de dollars, contre 115–135 milliards. Alphabet vise 175–185 milliards et Amazon autour de 200 milliards. Au total, les capex 2026 de ces quatre groupes représentent environ 650 milliards de dollars. Les principales publications attendues incluent jeudi à 12h30 GMT le PIB du 1er trimestre en estimation avancée (première estimation) et l’indice PCE de mars (mesure de l’inflation suivie par la Fed). Le consensus table sur une croissance du PIB de 2,3% en rythme annualisé (taux extrapolé sur un an), après 0,5% auparavant, une hausse du PCE total de 3,5% sur un an, et du PCE core (hors énergie et alimentation) de 3,2% sur un an. Vendredi, l’ISM Manufacturier PMI à 14h00 GMT (indice d’activité industrielle basé sur des enquêtes) est attendu, avec le sous-indice Prices Paid (prix payés, indicateur de pressions inflationnistes) prévu à 80.Positionnement et gestion du risque
Le contexte géopolitique lié à l’Iran est désormais central et alimente directement les craintes d’inflation. Avec un Brent au-delà de 110 dollars le baril, cela rappelle les chocs pétroliers observés lors de précédentes phases de tensions au Moyen-Orient, souvent associés à une inflation durable. Le vote divisé de la Fed suggère un durcissement (orientation plus restrictive, donc moins favorable aux baisses de taux) que le marché n’a pas entièrement intégré. Les futures sur fed funds (contrats qui reflètent les anticipations de taux) indiquent que les investisseurs n’envisagent pratiquement plus de baisse de taux en 2026, et intègrent même une faible probabilité de hausse en septembre. Si l’inflation PCE ou l’ISM Prices Paid ressortent plus élevés que prévu, les rendements obligataires pourraient encore monter, ce qui pèse généralement sur les actions. La question dans la tech n’est plus seulement la croissance, mais le coût de cette croissance. Près de 650 milliards de dollars de capex cumulés pour 2026, pour seulement quatre entreprises, interrogent sur la rentabilité future (capacité à générer des bénéfices) et peuvent devenir un frein pour un secteur qui a porté le marché.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets