L’inflation de base reste difficile à faire baisser
Le chiffre de mars, exactement conforme aux attentes à 0,3 %, réduit l’incertitude immédiate, mais confirme un message difficile pour les marchés : l’inflation reste élevée et au-dessus de l’objectif de la Réserve fédérale (la banque centrale américaine). Cela renforce l’idée de taux d’intérêt qui restent élevés plus longtemps (« higher for longer »), ce qui réduit nettement la probabilité d’une baisse rapide des taux. Dans ce contexte, l’hypothèse d’une baisse de taux cet été continue de reculer. Le marché des produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif ou d’un taux) le montre : l’outil CME FedWatch publie des probabilités implicites (déduites des prix de contrats à terme) et indique désormais moins de 30 % de chances d’une baisse de taux lors de la réunion de juillet, contre environ 60 % il y a deux mois. Les opérateurs peuvent donc réduire les positions qui misaient sur un assouplissement rapide et privilégier des stratégies qui profitent de taux durablement élevés. Comme le rapport sur l’inflation n’a pas créé de surprise, la volatilité implicite (niveau de mouvements futurs attendu par le marché, intégré dans le prix des options) sur les options actions pourrait baisser dans les prochains jours. Le VIX (indice de volatilité attendu sur le S&P 500, souvent appelé « baromètre de la peur »), qui était monté avant la publication, recule et a récemment touché 14,5 après avoir évolué près de 17. Cela peut créer une opportunité de vendre de la prime d’options (encaisser le prix payé pour une option) puisque le risque d’un choc de politique monétaire semble, pour l’instant, moins présent dans les prix. Ce schéma rappelle ce que l’on a vu pendant une grande partie de 2025, lorsque des données d’inflation persistantes poussaient régulièrement le marché à repousser ses attentes de baisse de taux. À l’époque, les indices évoluaient sans tendance claire, faute de signal net de la Fed. Cela incite à la prudence, car un déclencheur majeur d’une nouvelle hausse durable des marchés n’apparaît pas. En réaction, on observe davantage de positions défensives via des options sur indices. Des investisseurs achètent des *spreads de puts* sur le S&P 500 (stratégie consistant à acheter une option de vente et en vendre une autre à un niveau différent) pour se protéger d’une baisse progressive plutôt que d’un krach. Cette approche protège tout en limitant le risque, dans un environnement où les taux élevés freinent les valorisations boursières.La solidité du dollar soutient les stratégies sur devises
La force durable du dollar américain est une autre conséquence importante, ce qui rend les dérivés de change (contrats comme options ou contrats à terme sur devises) utiles. Tant que les taux américains restent au-dessus de ceux de l’Europe et du Japon, acheter des options d’achat (call : droit d’acheter à un prix fixé) sur l’indice du dollar (DXY : indice qui mesure la valeur du dollar face à un panier de grandes devises) reste une stratégie possible. Cette lecture est aussi soutenue par les derniers chiffres de PIB, l’économie américaine ayant progressé à un rythme annualisé de 2,1 % au premier trimestre (taux recalculé comme si la croissance du trimestre se répétait sur un an), mieux que des économies comparables.
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