Données Royaume-Uni / États-Unis au centre de l’attention
Aux États-Unis, les nouvelles demandes d’allocations chômage (nombre de personnes demandant une indemnisation pour la première fois) ont reculé à 189 000 lors de la semaine close le 25 avril, contre 215 000 attendu. Le chiffre de la semaine précédente a été révisé à 215 000, contre 214 000 initialement. L’indice des prix PCE (mesure de l’inflation suivie de près par la Réserve fédérale, basée sur les dépenses de consommation) a augmenté à 3,5% sur un an en mars, après 2,8% en février, conforme aux attentes, et a progressé de 0,7% sur un mois. L’estimation préliminaire du PIB du T1 a montré une croissance au rythme annualisé de 2% (taux « annualisé » : rythme extrapolé sur un an), contre 2,3% attendu. Sur le graphique en quatre heures, GBP/USD s’échangeait à 1,3556, au-dessus de la moyenne mobile simple (SMA, c’est-à-dire moyenne des cours sur une période donnée) à 20 périodes à 1,3513 et de la SMA à 100 périodes à 1,3501, avec un RSI proche de 61 (RSI : indicateur de dynamique qui mesure la force du mouvement des prix). La résistance se situe à 1,3561, tandis que les supports incluent 1,3535, 1,3517, 1,3501 et 1,3499. Nous avons observé une dynamique similaire en 2025, lorsqu’une Banque d’Angleterre restrictive et un PIB américain faible ont poussé la livre à la hausse face au dollar. Aujourd’hui toutefois, la BoE s’oriente plutôt vers des baisses de taux plus tard cette année, car l’inflation au Royaume-Uni, bien qu’encore élevée, a ralenti à 3,2%. Cela contraste avec le ton nettement plus restrictif de l’époque, et donne une configuration différente pour la paire.Divergence de politique monétaire et implications pour le marché
La faiblesse de la croissance américaine revient régulièrement, la dernière lecture du PIB du T1 à 1,6% ayant nettement déçu, rappelant le ralentissement observé en 2025. Malgré ce frein, l’inflation reste un problème : le dernier indice PCE (inflation selon les dépenses de consommation) est à 2,7%, ce qui incite la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) à rester prudente. La solidité du marché du travail, avec des demandes initiales d’allocations chômage récemment proches de 208 000, complique encore la trajectoire de la Fed vers d’éventuelles baisses de taux. Cette divergence de politique monétaire suggère un environnement différent pour la livre face au dollar dans les prochaines semaines. Si la Fed devrait maintenir ses taux en raison d’une inflation persistante et que la BoE signale des baisses possibles, GBP/USD pourrait évoluer plus facilement à la baisse. Les investisseurs peuvent envisager d’acheter des options de vente (put : contrat qui gagne de la valeur si le prix baisse) sur la livre afin de se couvrir ou de profiter d’un repli potentiel vers 1,2400. Le mélange de croissance en ralentissement et d’inflation qui ne baisse que lentement crée une forte incertitude, susceptible d’augmenter la volatilité (amplitude des variations de prix). Comme en 2025, des données contradictoires peuvent provoquer des mouvements brusques, et ce schéma semble se répéter. Dans ce contexte, des stratégies sur options conçues pour profiter des variations de prix — comme le straddle acheteur (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice) ou le strangle acheteur (même principe mais avec deux prix d’exercice différents) — peuvent être adaptées pour traverser des semaines agitées.
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