Meta relève sa prévision d’investissements
Meta a relevé sa prévision annuelle 2026 de dépenses d’investissement (capex, c’est-à-dire les dépenses pour construire et équiper des infrastructures) de 115–135 milliards de dollars à 125–145 milliards. Le groupe évoque la hausse des prix des composants, notamment des semi-conducteurs (puces électroniques), ainsi que des coûts supplémentaires liés aux centres de données (data centers, sites où sont hébergés et traités les serveurs). L’action META est passée d’environ 670 dollars à près de 600 dollars pendant la séance de jeudi. Meta a consacré environ 72,2 milliards de dollars de capex en 2025. Sa prévision de chiffre d’affaires au T2 reste fixée entre 58 et 61 milliards de dollars, ce qui implique une croissance d’environ 25%. JPMorgan a abaissé son objectif de cours à 12 mois de 825 à 725 dollars. Le titre évolue sous sa moyenne mobile simple à 50 jours (SMA, un indicateur qui lisse les prix sur 50 séances) proche de 630 dollars, et sous la moyenne mobile simple à 200 jours (repère de tendance de long terme) au-dessus de 678 dollars. Les niveaux de support cités (zones de prix où les acheteurs ont déjà freiné la baisse) se situent vers 582 dollars (novembre 2025) et 520 dollars (fin mars). Un « gap » (trou de cotation, zone où le titre a ouvert plus bas sans transactions intermédiaires) mentionné correspond au plus bas du 29 avril à 663,81 dollars.Volatilité des options et stratégies de trading
La forte baisse du titre Meta a entraîné un bond de la volatilité. La volatilité implicite (niveau de variation anticipé par le marché, intégré dans le prix des options) des options Meta à court terme a grimpé de plus de 45%, rendant les puts (options de vente) et les calls (options d’achat) nettement plus chers. Dans ce contexte, vendre des options pour encaisser la prime (le prix payé pour l’option), plutôt que d’en acheter, peut paraître plus intéressant à court terme. Avec un cours désormais sous des moyennes mobiles importantes, les intervenants à la baisse peuvent viser le support issu de la chute de novembre 2025 vers 582 dollars. Compte tenu du coût élevé des options, un spread de puts baissier (achat d’un put et vente d’un autre put avec un prix d’exercice plus bas, le prix d’exercice étant le niveau de prix auquel l’option s’active) peut offrir une façon moins coûteuse de se positionner sur une poursuite du repli. Cette approche plafonne à la fois le gain potentiel et le coût initial. À l’inverse, les primes élevées rendent la vente de puts couverts par du cash (vendre un put en gardant l’argent nécessaire pour acheter l’action si l’on est exercé) intéressante pour ceux qui jugent la baisse excessive. Encaisser des primes en vendant des puts avec un prix d’exercice à 520 dollars ou en dessous (support de fin mars) peut servir à générer des revenus ou à acheter le titre à un niveau inférieur. L’objectif révisé de JPMorgan à 725 dollars indique que certains analystes voient dans ce repli une opportunité de long terme. Cela ressemble à un sujet propre à l’entreprise plutôt qu’à une panique générale. Alors que Meta a perdu plus de 10%, le NASDAQ n’a reculé que de 0,5%, ce qui suggère une inquiétude concentrée sur les plans de dépenses agressifs de Meta dans l’IA (intelligence artificielle).
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