Anticipations de marché et signaux de croissance
Les marchés monétaires (prix implicites des taux futurs) intègrent presque trois hausses de taux de 25 points de base (0,25 point) d’ici la fin de l’année. Le PIB de la zone euro a progressé de 0,1 % sur le trimestre au T1, en dessous des 0,2 % attendus. La BoE a maintenu ses taux à 3,75 % par 8 voix contre 1, l’économiste en chef Huw Pill ayant voté pour une hausse. Andrew Bailey a expliqué que la BoE doit choisir entre agir tôt ou attendre des preuves plus claires d’une inflation durable, et il a rejeté les prix implicites des swaps (contrats d’échange utilisés pour se couvrir et pour estimer les taux futurs) qui tablaient sur deux hausses. Les prochaines statistiques en zone euro seront peu nombreuses, tandis que l’attention au Royaume-Uni se tourne vers un discours de Huw Pill. L’EUR/GBP était près de 0,8637, avec un RSI 14 jours (indicateur de momentum qui mesure la force du mouvement) à 34,7 et des résistances (zones où le cours a souvent du mal à monter) vers 0,8686 et 0,8704. En se replongeant début 2025, le marché faisait face à une tension nette entre une BCE plus agressive sur les taux et une BoE plus partagée. La BCE maintenait son taux à 2,0 % tout en évoquant des hausses, tandis que la BoE restait à 3,75 % avec des désaccords en interne. Cela créait une opportunité selon la banque centrale qui agirait le plus clairement.Comment l’écart de politique monétaire s’est matérialisé
Les signaux plus fermes de la BCE se sont révélés être la piste à suivre : elle a relevé trois fois le taux de sa facilité de dépôt (taux auquel les banques placent leurs liquidités à la BCE) jusqu’à 3,0 % en septembre 2025. La justification tenait au fait que l’inflation sous-jacente (inflation hors énergie et alimentation, plus stable) est restée élevée, au-dessus de 4,5 % au premier semestre, selon Eurostat. Le marché avait correctement interprété les avertissements de la présidente Lagarde comme un signal d’action future. La Banque d’Angleterre a aussi resserré sa politique, mais plus lentement : le taux directeur (Bank Rate, principal taux de la BoE) n’a atteint que 4,5 % en août 2025, alors que l’inflation britannique est restée au-dessus de 6 % jusqu’à l’été. Le vote 8-1 du début 2025 était révélateur d’une banque centrale contrainte d’augmenter ses taux par la persistance des chiffres. Cette différence de cap a créé un écart de politique monétaire exploitable par les opérateurs. Cet écart a conduit l’EUR/GBP à former un creux autour de 0,8640, puis à remonter régulièrement, en franchissant la résistance à 0,8704 mentionnée, pour dépasser 0,8750 au troisième trimestre 2025. L’enseignement est que la banque centrale au message le plus clair et le plus cohérent sur le durcissement monétaire a davantage soutenu sa devise.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets