Signaux de la BoE et de la Fed
Aux États-Unis, l’indice des prix PCE (la mesure d’inflation privilégiée par la Fed, utilisée pour suivre l’évolution des prix payés par les ménages) a augmenté de 3,5 % sur un an en mars, conforme aux attentes. La croissance du PIB au T1 (la production totale de l’économie ; « T1 » = premier trimestre) est ressortie à 2 % contre 2,3 % attendu, ce qui a pesé sur le dollar plus tard dans la séance. Vendredi, le programme inclut l’ISM Manufacturing PMI (indice d’activité du secteur manufacturier établi par l’Institute for Supply Management ; au-dessus de 50, l’activité est en expansion), avec un consensus à 53, et l’indice « Prices Paid » (composante qui mesure les pressions sur les prix des achats des entreprises) attendu à 80. Huw Pill doit aussi s’exprimer dans la matinée européenne. La semaine prochaine, le Royaume-Uni aura un jour férié bancaire lundi et aucune publication nationale majeure. Le calendrier américain comprend l’ISM Services PMI mardi (même type d’indice mais pour les services), l’ADP Employment Change mercredi (estimation des créations d’emplois dans le secteur privé), et les Non-Farm Payrolls vendredi prochain (rapport mensuel sur l’emploi hors secteur agricole, indicateur clé pour les marchés).Options et positionnement sur la volatilité
Le contexte actuel, au 1er mai 2026, est différent : la BoE aurait depuis abaissé ses taux au niveau actuel de 4,5 %. L’inflation britannique est tombée à 3,1 % selon la dernière lecture, mais une inflation des services tenace (la hausse des prix dans les services, souvent plus liée aux salaires et donc plus lente à se calmer) incite la banque centrale à la prudence. En face, l’économie américaine apparaît plus solide, avec une croissance du PIB annualisée de 2,2 % au premier trimestre 2026 (rythme de croissance projeté sur un an à partir d’un trimestre), ce qui réduit l’urgence pour la Réserve fédérale de baisser fortement ses taux. Cette divergence croissante suggère aux traders d’envisager l’achat d’options (contrats donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé) pour se positionner sur une volatilité plus élevée du GBP/USD, désormais proche de 1,2750. La volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché, déduite du prix des options) a augmenté avant les Non-Farm Payrolls de la semaine prochaine, une publication susceptible de modifier les anticipations sur la trajectoire de taux de la Fed. Une stratégie comme le « long straddle » (achat simultané d’un call et d’un put au même prix d’exercice, pour profiter d’un fort mouvement dans un sens ou dans l’autre) peut être adaptée si le rapport sur l’emploi déclenche un grand mouvement. Compte tenu d’une croissance britannique plus fragile, le risque paraît davantage orienté à la baisse pour la livre dans les prochaines semaines. Acheter des options de vente (« put », droit de vendre) sur GBP/USD ou mettre en place des « put spreads » baissiers (achat d’un put et vente d’un autre put à un prix d’exercice plus bas, pour réduire le coût en contrepartie d’un gain plafonné) permet de viser un retour vers le support de 1,2500 (zone de prix où la demande a souvent tendance à freiner la baisse), avec un risque limité. Cette position bénéficierait de chiffres d’emploi américains solides, qui conduiraient les marchés à réduire la probabilité de baisses de taux de la Fed, renforçant le dollar face à une livre pénalisée par une BoE plus accommodante (plus encline à baisser les taux).
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