Inflation à Tokyo et réaction du yen
Le yen avait auparavant trouvé un soutien après un mouvement brutal, largement attribué à une possible action des autorités japonaises. Le ministère des Finances n’a confirmé aucune opération, et les opérateurs évaluent la probabilité de nouveaux épisodes. Le vice-ministre des Finances chargé des affaires internationales, Atsushi Mimura, n’a pas commenté une intervention (achat/vente de devises par l’État pour influencer le taux de change) ni les contrats à terme sur le pétrole brut (prix standardisés pour acheter ou vendre du pétrole à une date future). Il a indiqué que le Japon reste en contact étroit avec les États-Unis sur les questions de change. L’euro a aussi été soutenu après que la BCE a laissé ses taux inchangés lors de sa réunion d’avril, avec un taux de dépôt (rémunération des liquidités placées par les banques à la BCE, qui sert de taux directeur clé) maintenu à 2%. La BCE a jugé que les perspectives sont globalement inchangées, tout en soulignant une hausse des risques haussiers sur l’inflation et des risques baissiers sur la croissance.Volatilité des options et risque d’intervention
Les interventions observées l’an dernier ont provoqué une forte volatilité à court terme (variations rapides et importantes des prix), sans modifier la tendance baissière de fond du yen. On retrouve un schéma similaire à 2022 et 2024, où des milliers de milliards de yens ont été dépensés pour un effet seulement temporaire. Pour les intervenants sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici le taux EUR/JPY), cela signifie que, même si la tendance reste à un yen plus faible, le risque de retournements soudains et violents est élevé. Cela fait grimper la volatilité implicite (volatilité « anticipée » intégrée dans le prix des options) des options sur EUR/JPY au-delà de 12% durant ces périodes. L’écart de politique monétaire entre l’Europe et le Japon s’est accru depuis la posture prudente de la BCE. Une inflation de la zone euro qui reste élevée, autour de 2,8%, a conduit la BCE à maintenir son taux de dépôt à 2,25%. À l’inverse, la Banque du Japon n’a relevé son taux qu’à 0,1%, créant un différentiel de taux d’intérêt (écart de rendement entre deux monnaies) qui continue de favoriser l’euro.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets