Le risque d’intervention reste au centre de l’attention
Le principal responsable japonais en charge du marché des changes, Atsushi Mimura, a indiqué que les autorités restent en contact étroit avec les États-Unis sur les questions de devise. Cela maintient au premier plan le risque d’intervention (action des autorités pour influencer le taux de change) et limite une nouvelle baisse du yen. Jeudi, l’USD/JPY a reculé depuis 160,75, son plus haut niveau depuis juillet 2024, et a trouvé un soutien près du retracement de Fibonacci de 61,8% (niveau technique souvent suivi) de la hausse février–avril. La paire est aussi restée au-dessus de l’EMA 200 jours (moyenne mobile exponentielle à 200 jours, indicateur de tendance de long terme). Les signaux de momentum (indicateurs de vitesse/force du mouvement) restent orientés à la baisse, avec un RSI proche de 40 (indice de force relative, mesure de la pression acheteuse/vendeuse) et un MACD sous zéro (indicateur de tendance basé sur des moyennes mobiles). Des résistances (zones où la hausse peut buter) se situent à 157,48, puis 158,73 et 160,75. Les supports (zones où la baisse peut s’arrêter) se situent à 156,47, puis 155,47 et l’EMA 200 jours à 155,21. En dessous, on trouve 154,03 et 152,20.Perspectives au 1er mai 2026
La section technique a été réalisée avec l’aide d’un outil d’IA. Au 1er mai 2026, l’USD/JPY se maintient au-dessus de 157,00, mais la suite reste incertaine, tirée dans des directions opposées. La faiblesse fondamentale du yen se heurte à des avertissements verbaux appuyés des responsables japonais, ce qui crée un face-à-face tendu. Dans ce contexte, mieux vaut se préparer à un mouvement brusque plutôt que de miser sur une direction unique. Le scénario d’un yen plus faible reste plausible: l’indice Core CPI de Tokyo (inflation hors éléments les plus volatils, comme l’énergie et l’alimentation) d’avril 2026 est ressorti à 1,9%, juste sous l’objectif de la BoJ. Cela donne à la banque centrale des arguments pour retarder de nouvelles hausses de taux, en gardant une politique accommodante (politique monétaire qui soutient l’économie via des taux bas). Cette orientation pourrait pousser la paire vers des résistances, comme 158,73. Cependant, le risque d’intervention des autorités est très élevé. Les marchés gardent en mémoire les achats de yen (interventions) d’octobre 2024 puis de mars 2025, lorsque la paire avait dépassé 161. Les déclarations du ministre des Finances Suzuki, indiquant surveiller le marché avec un « fort sentiment d’urgence », rendent crédible la perspective d’une nouvelle intervention, ce qui peut limiter la hausse près de l’ancien sommet à 160,75. Du côté américain, le dollar reste soutenu par une Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) attentive à une inflation persistante, avec le Core PCE (indice des prix des dépenses de consommation hors éléments volatils, suivi par la Fed) toujours élevé à 2,9%. Ce décalage de politique monétaire — Fed restrictive (taux élevés) face à une BoJ accommodante — contribue à soutenir l’USD/JPY, sauf action forte du ministère des Finances japonais. Dans ce cadre, la volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, intégrée dans le prix des options) est l’élément clé à suivre, les options à un mois signalant un risque de mouvement ample. Des stratégies comme l’achat de straddles ou de strangles (positions sur options visant à profiter d’un grand mouvement, à la hausse ou à la baisse) peuvent être adaptées. Une cassure nette sous la zone de support 155,20–155,50 serait un signal possible d’intervention et d’un retournement de la tendance à court terme.
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