Les contrats à terme prolongent la hausse vers des records
Lors de la séance de jeudi, le Dow Jones a pris 1,62%, le S&P 500 1,02% et le Nasdaq 100 0,89%. Les variations ont été liées aux résultats d’entreprises et à la baisse des prix du pétrole. Après la clôture, Apple a publié des résultats trimestriels supérieurs aux attentes. L’attention s’est ensuite portée sur les publications de vendredi de Chevron, Exxon Mobil, Colgate-Palmolive, Estée Lauder et CBOE (opérateur boursier américain, notamment sur les options). Les marchés ont aussi suivi les tensions entre les États-Unis et l’Iran. Donald Trump a déclaré que les États-Unis poursuivraient un blocus naval des ports iraniens (empêcher les navires d’entrer ou de sortir) et a exprimé des doutes quant à une réouverture rapide du détroit d’Ormuz (passage maritime clé du Golfe). Trump a aussi critiqué les initiatives au Congrès visant à limiter ses pouvoirs en matière de guerre, dont une proposition au Sénat rejetée plus tôt jeudi, selon Bloomberg. Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a déclaré que l’Iran ne renoncerait pas à ses capacités nucléaires ou balistiques (missiles) et qu’il conserverait le contrôle du détroit.Stratégie sur options et couverture du risque
Avec un S&P 500 proche de records autour de 7.250, la tendance haussière est nette. L’indice de volatilité du CBOE (VIX, souvent appelé « indice de la peur », car il mesure la volatilité attendue) évolue autour de 14, un niveau bas, ce qui traduit un excès de confiance lié à de bons résultats d’entreprises. Dans ce contexte, des options d’achat (call, contrat donnant le droit d’acheter à un prix fixé) à court terme sur des indices comme le Nasdaq 100 peuvent rester favorables. Mais le risque géopolitique lié aux tensions États-Unis–Iran est important. Une fermeture du détroit d’Ormuz, par lequel passe une part importante du pétrole transporté par mer dans le monde, serait un choc pour la stabilité. Ce risque extrême (scénario rare mais potentiellement très coûteux) n’est pas pleinement intégré dans les cours actuels des actions. En se référant à la réaction des marchés lors de l’invasion de l’Ukraine début 2022, on a vu à quelle vitesse de tels événements peuvent faire grimper les prix de l’énergie et déclencher une baisse généralisée. Cela rappelle que la volatilité (ampleur des variations de prix) peut revenir très rapidement. Un mécanisme similaire pourrait se produire dans les prochaines semaines. Dans ce cadre, il est essentiel de se protéger contre une baisse. Acheter des options de vente (put, contrat donnant le droit de vendre à un prix fixé) sur des ETF (fonds coté en Bourse) diversifiés comme le SPY (ETF répliquant le S&P 500) constitue une couverture pertinente face à la fragilité géopolitique. Des options d’achat sur le VIX peuvent aussi servir à profiter directement d’un possible regain de stress sur les marchés. Parallèlement, la situation ouvre une opportunité plus spéculative sur l’énergie. Même si les prix du pétrole ont reculé, un blocus prolongé ferait probablement remonter fortement le brut. Des options d’achat sur des groupes pétroliers comme Chevron et Exxon Mobil, qui publient leurs résultats aujourd’hui, peuvent en bénéficier.
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