Évolutions géopolitiques et focus des marchés
Par ailleurs, l’Iran a transmis une proposition à Washington via le Pakistan, tandis que les États-Unis ont prolongé un blocus (mesures de restriction commerciales et financières) affectant l’économie iranienne. Des déclarations du président du Parlement iranien ont également été rapportées. L’indice ISM manufacturier (indicateur d’activité des usines, au-dessus de 50 = expansion) des États-Unis pour avril est ressorti à 52,7, inchangé par rapport à mars. Trois participants en désaccord avec la réunion du FOMC (comité de la Réserve fédérale qui décide des taux) de mercredi ont détaillé leurs positions, évoquant des risques d’inflation liés au pétrole et l’incertitude sur la prochaine décision de politique monétaire (orientation des taux et des conditions de crédit). Le calendrier japonais de la semaine prochaine est jugé léger, tandis que l’agenda américain comprend les commandes à l’industrie (Factory Orders), des discours de responsables de la Fed, l’ISM des services (baromètre du secteur tertiaire) et les créations d’emplois d’avril hors agriculture (Nonfarm Payrolls). Les marchés surveillent aussi les risques plus larges sur l’énergie et les chaînes d’approvisionnement. Sur le plan graphique, USD/JPY se situait près de 156,72, sous une zone de moyenne mobile simple (moyenne des prix sur une période, utilisée comme repère de tendance) autour de 158,59 et sous une ligne baissière issue de 159,23. Un support (zone de prix où la baisse a tendance à ralentir) était évoqué vers 155,21, puis vers 153,39, tandis que le RSI (14) (indicateur de « force » du mouvement des prix) s’établissait à 37.Considérations de stratégie et positionnement
Nous surveillons le yen alors qu’il teste des niveaux connus, en gardant en mémoire l’intervention massive observée à la même période en 2025. À l’époque, le ministère des Finances avait dépensé près de 60 milliards de dollars en deux jours après le franchissement de 160 yens par dollar, un seuil clé. Avec une paire autour de 157,50, les options sur la volatilité (produits dont la valeur dépend de l’ampleur des variations de prix) semblent plus attractives. L’écart entre les États-Unis et le Japon est plus marqué qu’en 2025. Les Nonfarm Payrolls d’avril ont montré 243 000 emplois créés, et l’inflation sous-jacente (core CPI : inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation) reste élevée à 3,6%, maintenant la Fed en alerte. Cet écart de taux (différence entre les taux d’intérêt américains et japonais) rend une baisse du dollar difficile à jouer, même en cas de menace d’intervention. Les avertissements de Neel Kashkari en 2025 sur un choc pétrolier prennent un relief particulier, les tensions géopolitiques ayant ramené le WTI (référence du prix du pétrole américain) au-dessus de 85 dollars le baril. Cela renforce une Fed restrictive (hawkish : prête à maintenir des taux élevés contre l’inflation) et soutient des stratégies favorables à un dollar plus fort. Des positions acheteuses sur le pétrole peuvent servir de couverture (hedge : protection) contre une inflation plus élevée. L’intervention de l’an dernier a ramené la paire vers 155, désormais un support psychologique (niveau rond et très suivi) important. Compte tenu de la solidité des données américaines et du risque d’intervention soudaine, acheter des options d’achat (call : droit d’acheter à un prix fixé) sur USD/JPY avec des prix d’exercice (strike : prix auquel l’option peut être exercée) au-dessus de 159 paraît pertinent. Cette approche vise à profiter d’un dollar plus fort tout en limitant la perte maximale si les autorités japonaises interviennent de nouveau.
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