Hausse de l’inflation et attentes sur les taux
Les données américaines publiées jeudi dernier ont montré une accélération de l’inflation en mars, renforçant l’idée que les taux américains pourraient rester inchangés jusqu’à une bonne partie de l’an prochain. La Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) a maintenu ses taux entre 3,50 % et 3,75 %, avec trois votes dissidents (désaccords au sein du comité), un niveau inédit depuis 1992. Le président de la Fed de Minneapolis, Neel Kashkari, a déclaré qu’un conflit prolongé avec l’Iran augmente les risques d’inflation et pourrait nuire à l’économie, évoquant la possibilité de taux plus élevés. Un dollar américain plus ferme a aussi pesé sur l’or, tandis que l’attention se porte sur les statistiques américaines de la semaine, dont les chiffres de l’emploi de vendredi (Nonfarm Payrolls, créations d’emplois hors agriculture). Sur le plan technique, le MACD à 1 heure (indicateur de tendance basé sur des moyennes mobiles) est sous zéro et le RSI (indice de force relative, mesure du rythme des variations de prix) est à 49,60. Les niveaux clés incluent un support vers 4 600 $ et 4 512,28 $ (zone où la baisse peut ralentir), avec des résistances à 4 650,47 $, 4 655,61 $, 4 699,88 $, 4 744,15 $, 4 807,19 $ et 4 887,48 $ (zones où la hausse peut buter).Implications pour l’or et le positionnement
Les risques géopolitiques de 2025 n’ont pas disparu, ils ont changé de forme. L’instabilité au Moyen-Orient maintient un plancher pour les prix du pétrole, avec le WTI (référence du pétrole américain) proche de 80 $ le baril début 2026. Ce niveau durable des coûts de l’énergie entretient l’inflation et renforce une politique de taux élevés plus longtemps, ce qui crée un vent contraire pour l’or. Pour les investisseurs qui utilisent des produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme l’or), ce scénario plaide pour une exposition à une poursuite de la baisse. Acheter des options de vente (« puts », contrat donnant le droit de vendre à un prix fixé) sur les contrats à terme sur l’or (futures GC) ou sur un ETF adossé à l’or (fonds coté qui suit le prix de l’or) permet de profiter d’une baisse si l’or casse vers les supports proches de 4 510 $. Avec une volatilité de marché (ampleur des variations) mesurée par l’indice VIX restant sous 20, le coût de ces options (la prime) reste limité. Une stratégie plus encadrée pour viser une baisse graduelle peut passer par un « bear put spread » (montage d’options qui réduit le coût). Par exemple, acheter un put juin 4 550 $ et vendre en même temps un put juin 4 500 $ pour diminuer la dépense initiale. La position gagne si le prix passe sous 4 550 $, ce qui correspond à l’idée d’un biais baissier. Il faut aussi considérer le risque d’un choc géopolitique, qui pourrait provoquer un mouvement de refuge (achats de sécurité) sur l’or et prendre le dessus sur la question des taux. Pour se couvrir, il est possible d’acheter des options d’achat (« calls », droit d’acheter à un prix fixé) très éloignées du prix actuel (« très hors de la monnaie », donc peu chères). Cela sert d’assurance à coût réduit contre un rebond brutal.
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