Renforcement du dollar avec la hausse du risque géopolitique
Aux États-Unis, les commandes à l’usine (commandes passées aux industriels) ont progressé de 1,5 % sur un mois en mars, au-dessus des attentes (+0,5 %), après +0,3 % en février. L’indice du dollar (Dollar Index, qui mesure le billet vert contre un panier de grandes devises) gagnait 0,19 % à 98,39, tandis que les marchés britanniques étaient fermés pour un jour férié. Les Émirats arabes unis ont signalé un incendie dans des installations pétrolières après une attaque de drone iranien, ce qui a soutenu les prix du pétrole, dont le WTI (West Texas Intermediate, pétrole brut de référence aux États-Unis). Le rapport indiquait que le WTI et le dollar évoluent souvent dans le même sens (corrélation positive). Événements à venir : une intervention de John Williams, président de la Fed de New York (antenne régionale de la banque centrale américaine), et mardi l’ISM des services (indice d’activité du secteur des services aux États-Unis ; au-dessus de 50, l’activité est en expansion). Aucune statistique britannique n’est prévue sur les deux premiers jours de la semaine. Sur le plan technique, la paire se situait autour de 1,3532, au-dessus des moyennes mobiles simples (indicateurs qui lissent les prix sur une période donnée) proches de 1,3413. Des résistances (niveaux où la hausse peut buter) étaient mentionnées vers 1,3920 et 1,3869, avec un support (niveau où la baisse peut se stabiliser) près de 1,3413, puis 1,3035 et 1,2885.Positionnement sur les options et risques de volatilité
Avec l’escalade des tensions dans le détroit d’Ormuz, on observe un mouvement classique de « fuite vers la sécurité » : les investisseurs se replient vers des actifs jugés plus sûrs, ce qui renforce le dollar. Ce détroit est un point de passage stratégique, car environ un cinquième de la consommation mondiale de pétrole y transite chaque jour. Toute perturbation peut entretenir la demande de dollar en tant que valeur refuge (actif recherché en période de stress). La hausse du WTI alimente directement le rebond du dollar. Cette relation s’est renforcée avec le statut des États-Unis comme grand producteur d’énergie. Contrairement aux chocs pétroliers des décennies passées, un pétrole plus cher peut aujourd’hui être moins défavorable, voire bénéfique, pour l’économie américaine, ce qui soutient le billet vert. Dans ce contexte, les options d’achat (call options : droit d’acheter un actif à un prix fixé à l’avance) sur le pétrole et sur des fonds qui suivent le dollar (fonds indiciels ou ETF liés au dollar) apparaissent comme une réponse cohérente. La livre sterling (la devise britannique) est particulièrement exposée, prise entre un dollar plus fort et des marchés britanniques fermés, ce qui la rend plus facile à vendre. La situation rappelle les pressions de 2022, lorsque la dépendance aux importations d’énergie pesait sur la monnaie. Pour viser une poursuite de la baisse de GBP/USD, certains peuvent utiliser des options de vente (put options : droit de vendre un actif à un prix fixé à l’avance) en ciblant le support de 1,3413. Un net regain de volatilité (ampleur des variations de prix) est attendu, ce qui pourrait pousser le VIX (indice de volatilité du CBOE, souvent appelé « indice de la peur ») au-dessus de sa moyenne récente de 14. Cela implique des primes d’options (prix payé pour acheter une option) plus élevées. Les opérateurs doivent s’attendre à des mouvements de prix plus amples et envisager des stratégies qui profitent d’une hausse de la volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché et intégrée dans le prix des options).
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