Les risques sur l’offre font monter le Brent
Les Émirats arabes unis (EAU) ont intercepté plusieurs missiles iraniens, et le port de Foujaïrah a été touché par un drone (appareil aérien sans pilote). Foujaïrah se situe en dehors du détroit d’Ormuz, ce qui a permis aux exportations pétrolières des EAU de se poursuivre et même d’augmenter malgré la guerre et le blocage du détroit. Les États-Unis ont commencé à escorter des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz dans le cadre de « Project Freedom ». D’après Washington, deux navires commerciaux battant pavillon américain (immatriculés aux États-Unis) ont déjà emprunté le détroit sous ce dispositif. L’article mentionne des propos du président Trump laissant entendre que le conflit pourrait durer encore deux à trois semaines. Il précise aussi que le contenu a été produit à l’aide d’un outil d’IA (intelligence artificielle) et relu par un éditeur. On retrouve un schéma connu: le Brent intègre une prime de risque liée à l’offre (hausse des prix due à la crainte de pénurie), comme lors des tensions de 2025. La flambée géopolitique actuelle a propulsé les contrats à terme (futures, prix convenu aujourd’hui pour une livraison future) du Brent à l’échéance la plus proche au-dessus de 95 $/b (le baril), le marché réagissant fortement à tout risque de perturbation. La situation rappelle la poussée à 114 $/b observée lors d’incidents navals similaires entre les États-Unis et l’Iran.Approches de trading en cas de volatilité plus élevée
Le marché part déjà d’une situation tendue (offre limitée face à la demande), ce qui le rend plus sensible aux gros titres. De récentes données de l’EIA (Agence américaine de l’énergie) ont montré une baisse inattendue des stocks de brut (volume de pétrole stocké) de 3,1 millions de barils, réduisant la marge de sécurité en cas de choc d’offre. On se souvient qu’en 2025, les attaques contre des infrastructures aux EAU — notamment le port de Foujaïrah — ont mis en évidence la fragilité des routes d’exportation, y compris hors du détroit d’Ormuz. Pour les traders (opérateurs de marché), cette montée de l’incertitude plaide pour l’achat de protection contre de nouvelles hausses. L’indice de volatilité du pétrole du CBOE (OVX) — un indicateur de la volatilité implicite, c’est-à-dire la volatilité anticipée intégrée dans les prix des options — a déjà grimpé à un plus haut de six mois à 42, ce qui indique que les primes d’options (leur coût) augmentent rapidement. Dans ce contexte, des positions acheteuses directes sur des options d’achat (calls: droit d’acheter à un prix fixé) à court terme sur futures Brent peuvent permettre de profiter d’une poursuite de la hausse. Une stratégie plus encadrée en termes de risque consiste à utiliser un bull call spread (achat d’un call et vente d’un autre call à un prix d’exercice plus élevé): cela vise à bénéficier d’une hausse possible tout en limitant le coût initial, ce qui est pertinent quand des déclarations diplomatiques peuvent inverser rapidement le sentiment de marché. On l’a constaté en 2025, lorsque des commentaires officiels évoquant un conflit bref ont été accueillis avec scepticisme, entraînant des mouvements de prix brusques dans un sens puis dans l’autre. À court terme, il faudra surveiller les flux dans le détroit d’Ormuz et toute évolution de l’assurance maritime. Les surprimes « risque de guerre » (majorations facturées pour couvrir un risque de conflit) pour les pétroliers dans la zone auraient doublé sur la dernière semaine, un indicateur immédiat du risque perçu, susceptible d’influencer les prix du pétrole dans les prochaines semaines.
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