L’écart de taux d’intérêt soutient la dynamique
GBP/JPY a aussi été porté par l’écart de taux d’intérêt entre la Banque d’Angleterre (BoE) et la Banque du Japon (BoJ). Le risque d’inflation lié au pétrole accentue cet écart, car une politique monétaire plus restrictive (taux plus élevés pour freiner la hausse des prix) est censée limiter l’inflation. La BoJ resserre sa politique très progressivement, mais les risques pesant sur la croissance, liés à l’énergie, peuvent influencer sa trajectoire. Les marchés intègrent au moins deux hausses de taux de la BoE d’ici la fin de l’année. Sur le graphique journalier, la paire reste au-dessus des moyennes mobiles simples (SMA) à 100 jours et 200 jours (moyennes des cours sur 100/200 séances). Le RSI (indice de force relative, indicateur d’élan entre 0 et 100) se situe près de 50, signe d’un marché sans direction marquée. Le MACD (indicateur de tendance basé sur des moyennes mobiles) est négatif, ce qui suggère une dynamique encore fragile. La résistance se situe vers 214 (zone où le marché a du mal à monter). Le support (zone où les acheteurs se manifestent) se trouve sur la SMA 100 jours autour de 212, puis vers 209. La SMA 200 jours est proche de 206.Inflation et attentes de politique monétaire
L’inflation correspond à la hausse générale des prix. Elle est souvent mesurée en variation mensuelle (MoM, mois sur mois) et en variation annuelle (YoY, sur un an). Les banques centrales visent fréquemment une inflation proche de 2%. L’indice des prix à la consommation (CPI) suit l’évolution des prix. Le CPI « core » (inflation sous-jacente) exclut l’alimentation et l’énergie, car ces postes sont très volatils. Une inflation sous-jacente durablement au-dessus de 2% peut pousser une banque centrale à relever les taux, ce qui peut soutenir une devise. Des taux plus élevés peuvent, à l’inverse, peser sur l’or, qui ne verse pas d’intérêt. L’écart de taux entre la BoE et la BoJ reste le facteur central. Avec un CPI britannique d’avril 2026 ressorti élevé à 3,5%, les anticipations d’une hausse de taux lors de la prochaine réunion de la BoE (14 mai) se renforcent. À l’inverse, la BoJ a maintenu ses taux fin avril, en indiquant qu’une inflation durable au-dessus de 2,1% serait nécessaire avant des ajustements significatifs. La hausse du pétrole, le Brent ayant récemment atteint 110 dollars le baril pour la première fois cette année, accentue la pression sur le yen. Le Japon est très sensible au coût de ses importations d’énergie, davantage que le Royaume-Uni. L’effet de l’intervention sur le marché des changes fin avril 2026 a été limité, et les niveaux de soutien pour le yen ont presque disparu. Au second semestre 2025, un schéma comparable avait été observé: un pic des coûts de l’énergie avait entraîné une hausse d’environ 8% de GBP/JPY sur quatre mois. Les facteurs fondamentaux (données macroéconomiques, politique monétaire, énergie) semblent proches de cette configuration, ce qui plaide pour une poursuite de la tendance haussière. Côté stratégies, les indicateurs techniques laissent penser que la progression peut être irrégulière. Une approche comme un « bull call spread » (acheter une option d’achat et en vendre une autre à un prix d’exercice plus élevé, pour réduire le coût mais plafonner le gain) peut convenir. Acheter un call juillet 2026 avec un prix d’exercice à 214 tout en vendant un call juillet 2026 à 218 permet de viser une hausse graduelle en limitant la mise initiale. Autre option: vendre des puts « hors de la monnaie » (options de vente avec un prix d’exercice sous le cours actuel, qui rapportent une prime mais exposent à acheter si le marché baisse). Avec la moyenne mobile 100 jours près de 212, vendre un put juin 2026 à 210 s’accorde avec l’idée que les replis resteraient limités. La stratégie est gagnante si la paire termine au-dessus du prix d’exercice à l’échéance.
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