Points clés des résultats
Pfizer a progressé d’environ 2% après des résultats et un chiffre d’affaires du T1 supérieurs aux attentes du marché (consensus) et la confirmation de ses objectifs pour 2026. Anheuser-Busch InBev a bondi d’environ 8% après une première hausse trimestrielle des volumes de bière en trois ans, avec des chiffres au-dessus des estimations. Intel a gagné autour de 10% après des informations sur des discussions préliminaires avec Apple au sujet d’une production de puces aux États-Unis (semi-conducteurs, composants essentiels des ordinateurs et smartphones). Micron a encore pris 5% sur fond de relèvements d’objectifs de cours par des analystes, liés à la demande de mémoire à large bande passante (HBM, une mémoire très rapide utilisée notamment pour l’IA, l’intelligence artificielle). Palantir a reculé d’environ 3% malgré un chiffre d’affaires record au T1, un bénéfice par action supérieur aux attentes (EPS, profit rapporté à chaque action), des prévisions relevées et une croissance des ventes de 85% sur un an (en glissement annuel) contre environ 75% attendu. Le titre restait en baisse d’environ 20% depuis le début de l’année. L’indice ISM des services (enquête sur l’activité dans les services) est ressorti à 53,6 contre 53,7 attendu, et l’indice composite S&P Global (activité totale, industrie et services) à 51,7 contre 52. Les offres d’emploi JOLTS (statistique officielle des postes vacants) ont atteint 6,87 millions et le taux d’embauche est monté à 3,5%, avant le rapport officiel sur l’emploi de vendredi (NFP, créations d’emplois hors agriculture) attendu à 60.000 contre 178.000 précédemment.Idées de marché et analyse des risques
Le calme du marché face au détroit d’Ormuz sous-estime clairement le risque. Nous y voyons une occasion d’acheter des options d’achat (call, droit d’acheter à un prix fixé) bon marché et loin du prix actuel (out-of-the-money) sur les contrats à terme sur le pétrole ou sur des ETF du secteur de l’énergie (fonds cotés en Bourse qui répliquent un indice). L’histoire des conflits du début des années 2020 montre à quelle vitesse les marchés de l’énergie peuvent réagir quand un passage stratégique, par lequel transite plus de 20% du pétrole mondial, est menacé. La réaction négative à la publication solide de Palantir indique que les valorisations comptent de nouveau, surtout dans l’IA. Nous pourrions envisager de vendre des « call spreads » sur des valeurs technologiques très chèrement valorisées (stratégie d’options consistant à vendre un call et en acheter un autre à un prix d’exercice plus élevé, pour encadrer le risque) afin de profiter de ce sentiment et de se protéger contre une poursuite de la baisse des multiples. Un multiple est un rapport de valorisation, comme le prix comparé aux bénéfices. Avec le ratio cours/bénéfices anticipé (forward P/E, basé sur les bénéfices attendus) du Nasdaq 100 au-delà de 30, la situation rappelle la correction liée aux valorisations fin 2025. Les investisseurs attendent surtout le rapport sur l’emploi de vendredi: un consensus faible à 60.000 crée un scénario « tout ou rien » pour le marché (un résultat pouvant faire bouger fortement les prix dans un sens ou l’autre). Un straddle ou un strangle sur un grand indice comme le S&P 500 (stratégies d’options visant à gagner si le marché bouge beaucoup, à la hausse ou à la baisse) permet de tirer parti d’un mouvement marqué, qu’il s’agisse d’un chiffre étonnamment solide ou d’une mauvaise statistique ravivant les craintes de récession. L’indice VIX du CBOE (mesure de la volatilité attendue sur le S&P 500, souvent appelé « indice de la peur ») évolue sous 18, ce qui paraît trop serein au regard du risque de surprise exceptionnelle, comme à la mi-2025.
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