Progrès USA-Iran : l’appétit pour le risque se renforce
Les mouvements de marché ont aussi été alimentés par des informations faisant état d’avancées vers un accord entre les États-Unis et l’Iran, ce qui a pesé sur le dollar américain et soutenu le dollar néo-zélandais. Donald Trump a déclaré que les États-Unis mettraient en pause une opération liée au transport maritime dans le détroit d’Ormuz et qu’un accord était proche. Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a affirmé que les États-Unis ne cherchaient pas à raviver les tensions avec Téhéran, et a présenté le « Project Freedom » comme temporaire. Les prix du pétrole ont reculé à un plus bas d’une semaine, ce qui atténue les craintes d’inflation (hausse générale des prix) et réduit les attentes d’une Réserve fédérale plus « restrictive » (banque centrale plus encline à relever ses taux). L’attention se tourne vers le rapport ADP sur l’emploi privé aux États-Unis (estimation des créations d’emplois dans le secteur privé) et vers les interventions de membres du FOMC (comité de la Réserve fédérale qui décide des taux). Les marchés se concentrent aussi sur le rapport NFP de vendredi (emplois créés hors agriculture, indicateur clé de l’emploi américain), tandis que la situation au Moyen-Orient pourrait maintenir une forte volatilité (variations rapides des prix). Nous observons un net affaiblissement du dollar, porté par un regain d’optimisme sur un accord USA-Iran, ce qui soutient les monnaies sensibles au risque comme le « Kiwi » (surnom du dollar néo-zélandais). Ce changement d’humeur des marchés est le principal facteur qui pousse le NZD/USD au-dessus de 0,5900. Les opérateurs devraient se préparer à une poursuite de la hausse, mais avec des mouvements irréguliers. Les données néo-zélandaises, comme la baisse inattendue du chômage à 5,3%, renforcent ce scénario favorable au Kiwi. Les investisseurs gardent aussi en tête l’inflation du T1 2026, ressortie à 3,1%, ce qui maintient la pression sur la RBNZ (banque centrale de Nouvelle-Zélande) pour conserver un ton « restrictif » (disposition à maintenir des taux élevés). À l’inverse, la Réserve fédérale pourrait assouplir son message si la baisse du pétrole réduit l’inflation aux États-Unis.Le marché des options anticipe davantage de volatilité
Avec le risque lié aux titres sur les discussions avec l’Iran et le rapport NFP de vendredi, la volatilité implicite à une semaine sur les options NZD/USD est en hausse. La volatilité implicite est une mesure, tirée du prix des options, de l’ampleur des mouvements attendus. Il peut être pertinent d’envisager l’achat d’options d’achat (« call », droit d’acheter à un prix fixé) pour profiter d’une progression vers 0,6000, niveau psychologique. Cette approche limite le risque si la situation géopolitique se retourne brusquement. Ce contexte rappelle celui de 2015, avant l’accord initial sur le nucléaire iranien, période favorable aux actifs risqués (actions, devises liées à la croissance) et défavorable au dollar. La récente rupture d’une résistance (niveau de prix qui freinait la hausse) suggère que l’élan pourrait porter la paire plus haut dans les semaines à venir. Un « call spread » (achat d’un call et vente d’un autre call à un niveau plus élevé) peut réduire le coût de la stratégie tout en visant ce mouvement. Le marché se focalise à court terme sur les statistiques d’emploi américaines, avec un consensus autour de 190 000 pour le rapport NFP de vendredi. Un chiffre nettement supérieur à 225 000 pourrait provoquer un retournement rapide, en faveur du dollar, après son récent repli. Les positions acheteuses doivent donc être encadrées par des ordres stop-loss (ordres de vente automatiques pour limiter les pertes). Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.
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