Géopolitique et appétit pour le risque
L’Iran a présenté mardi un nouveau dispositif pour encadrer le transit des navires dans le détroit d’Ormuz, sur fond de tensions avec Washington. Les investisseurs surveillaient d’éventuelles nouvelles concernant un possible cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran. En Europe, les marchés ont renforcé leurs anticipations d’une hausse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) dès juin 2026, en raison d’une inflation qui reste élevée. Lundi, Joachim Nagel, président de la Bundesbank, a jugé que la BCE pourrait devoir relever ses taux en juin si les perspectives d’inflation ne s’améliorent pas dans les prochaines semaines (les « taux » désignent ici les taux directeurs, qui influencent le coût du crédit et les rendements). Aux États-Unis, la Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine) a conservé un ton ferme, sans laisser entrevoir de baisse de taux à court terme. Le contexte favorise une poursuite de la hausse de l’euro face au dollar. L’espoir d’un accord États-Unis–Iran réduit la demande de dollar « valeur refuge » (monnaie recherchée en période de stress), ce qui soutient la paire EUR/USD (taux de change euro/dollar). Cela coïncide avec des attentes plus fortes d’un relèvement des taux de la BCE.Points à considérer pour une stratégie sur options
Avec une inflation en zone euro en avril à 2,8%, nettement au-dessus de l’objectif, le principal moteur serait une BCE plus restrictive (une banque centrale « restrictive » relève les taux ou maintient des conditions de financement tendues pour freiner l’inflation). Les marchés intègrent désormais une probabilité supérieure à 70% d’une hausse de taux en juin, ce qui rend attractif l’achat d’options d’achat (calls) sur l’euro, avec échéance juillet. Une option d’achat donne le droit d’acheter à un prix fixé à l’avance, et permet de profiter d’une hausse tout en limitant la perte au coût de l’option. La possible désescalade dans le détroit d’Ormuz réduit un facteur de tension majeure sur les marchés (un épisode « risk-off » correspond à une baisse de l’appétit pour le risque). Un accord final pèserait probablement sur les prix du pétrole et diminuerait encore l’attrait du dollar. Vendre des calls sur le dollar très éloignés du prix actuel (options « hors de la monnaie », c’est-à-dire qui ne seraient rentables qu’en cas de forte hausse du dollar) peut exprimer ce scénario, avec un risque à surveiller en cas de mouvement brutal. La volatilité implicite sur la paire de devises a reculé avec ces nouvelles (la volatilité implicite est l’ampleur des variations anticipées par le marché, intégrée dans le prix des options). Cela peut aussi ouvrir la voie à des stratégies profitant d’un éventuel retournement. Si les discussions échouent, un retour rapide vers le dollar est possible. Acheter des options de vente (puts) sur l’euro, de courte échéance et peu coûteuses, peut servir de couverture tactique (un put donne le droit de vendre à un prix fixé, ce qui protège en cas de baisse) pour les prochaines semaines.
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